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Les Casques bleus canadiens appelés à l'aide après une attaque d'Al-Qaïda au Mali

Dans le cockpit, le major Dominique Simard aux commandes d'un Chinook, en plein vol au dessus du Mali.
Le major Dominique Simard aux commandes d'un Chinook Photo: Radio-Canada / Jean-François Bélanger
Radio-Canada

Les Casques bleus canadiens déployés au Mali ont mené dimanche leur plus importante intervention depuis le début de leur mission malienne, après un sanglant attentat survenu à Agelhok, dans le nord-est du pays.

Selon le capitaine Christopher Daniel, des Forces armées canadiennes, deux hélicoptères Chinook, configurés en hôpitaux volants, et trois hélicoptères Griffon ont été dépêchés sur les lieux à cette occasion.

L’attaque, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), visait une base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Dix Casques bleus tchadiens ont été tués par les djihadistes, et 25 autres, blessés. Il s’agissait de la pire attaque subie par des Casques bleus depuis des mois.

Selon l’agence de presse mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser des communiqués d’AQMI, le groupe djihadiste dit avoir réagi à la visite, dimanche, du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au Tchad.

Les hélicoptères canadiens ont permis d’évacuer des blessés et de livrer de l’eau, de la nourriture et des munitions aux troupes onusiennes demeurées dans la base, a précisé le capitaine Daniel.

Le seul fait que deux Chinook aient été déployés témoigne de la gravité de l’attaque; normalement, un seul appareil canadien doit être prêt à voler en tout temps.

La MINUSMA, déployée au Mali depuis le printemps 2013, compte un peu plus de 12 000 militaires, 1700 policiers et près de 1200 civils.

Il s'agit d'une des missions de l'ONU les plus dangereuses du monde. L'attaque de dimanche est la plus meurtrière de celles subies par les bases de l'ONU dans le monde depuis plusieurs mois. Les victimes provenaient toutes du Tchad.

Le bilan des morts chez les Casques bleus établis au Mali depuis 2013 se situe maintenant à 187; la plupart des victimes étaient originaires du continent africain.

La mission doit notamment assurer la sécurité des civils et favoriser un retour à la stabilité politique du pays, menacée par des groupes djihadistes.

Depuis le mois d'août, le Canada compte environ 250 militaires et 8 hélicoptères à Gao au Mali. Au cours des cinq derniers mois, les soldats de paix canadiens ont réalisé un total de cinq évacuations comportant six patients.

Le reste du temps, ils ont participé à des entraînements et ont transporté des approvisionnements dans diverses régions du pays.



Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

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