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Une Albertaine victime de la bactérie mangeuse de chair

Anik Cormier et son mari assis l'un en face de l'autre.
Pour sauver Anik Cormier, les médecins ont dû lui retirer la lèvre supérieure et une partie de la joue droite. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

« Je pensais qu'on me prescrirait des médicaments et que je retournerais à la maison. Je n'ai jamais cru que cela m'arriverait. » Lorsque l'Albertaine Anik Cormier s'est rendue à l'hôpital le matin de Noël pour une simple enflure au visage, elle s'est vite rendu compte que ses symptômes étaient ceux d'un cas bien plus grave : la bactérie mangeuse de chair.

Pour sauver l’Albertaine de 40 ans, les médecins ont dû procéder à l'ablation de sa lèvre supérieure et d'une partie de sa joue droite. Elle a depuis reçu une greffe de peau prélevée sur sa cuisse pour réparer les dommages de l’opération chirurgicale.

« Elle est chanceuse dans sa malchance. Nous sommes vraiment heureux qu’elle soit encore en vie », dit son mari, Justin Cormier.

Le couple était en train de célébrer Noël avec son bébé quand Anik Cormier s’est aperçue de l’enflure pour la première fois. Elle ne se sentait pas malade, mais elle a quand même cru bon d’aller voir un médecin.

Après quelques jours à l’hôpital, son visage et son cou étaient tellement enflés qu’elle n’était plus en mesure d’ouvrir les yeux.

Anik Cormier au visage enflé en raison de la mangeuse de chaire.Anik Cormier n'a pas quitté l'hôpital depuis le 25 décembre. Photo : Radio-Canada

Bactérie du streptocoque de groupe A

Les médecins ont finalement diagnostiqué une infection à la bactérie mangeuse de chair, qui progresse rapidement et détruit la peau et les tissus musculaires.

« J’ai vraiment eu peur. Je ne savais pas quoi faire. Ça a vraiment été un moment stressant pour moi », explique Justin Cormier.

Il raconte que sa femme a été sous sédation et respirateur pendant des semaines et qu'il craignait qu'elle ne survive pas.

Aujourd'hui, consciente depuis une semaine, Anik Cormier est toujours alimentée par un tube.

« Certaines personnes peuvent perdre un membre ou en mourir. Je me considère comme très chanceuse », affirme-t-elle.

Anik Cormier qui sourit avant son infection à la bactérie mangeuse de chair. Anik Cormier, avant son infection à la bactérie mangeuse de chair Photo : Radio-Canada

Récupérer lentement, mais sûrement

Une partie du visage d'Anik est recouverte de bandages pendant qu'elle se remet de sa greffe de peau. Elle espère pouvoir sortir de l'hôpital la semaine prochaine avant de subir une opération de reconstruction du visage d’ici huit mois.

La façon dont elle a été infectée par la bactérie reste toutefois un mystère.

« Les médecins n’en ont aucune idée. Ils pensent que c’est probablement en raison d’une éraflure. Mais on nous a, en gros, dit que nous ne saurions jamais la cause réelle », a rapporté Justin Cormier.

Anik Cormier espère que son histoire permettra aux personnes qui ont des symptômes similaires de réagir rapidement et de consulter un médecin.

« Je suis en bonne santé, j’ai 40 ans. Cela pourrait arriver à n'importe qui », conclut-elle.

Alberta

Santé