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Une fillette de 3 ans emportée par l'influenza

Une petite fille en robe sourit pour la caméra.

La petite Charlotte, 3 ans, est morte des suites de l'influenza.

Photo : Facebook / Nancy Bouchard

Radio-Canada

La petite Charlotte, 3 ans, a été emportée par l'influenza en trois jours seulement la semaine dernière.

Tout a commencé avec une petite poussée de fièvre le 14 janvier dernier.

La fillette était toujours fiévreuse le lendemain soir, malgré les traitements administrés par les parents. Charlotte avait alors une fièvre frôlant les 42 degrés. J’ai commencé à paniquer, se souvient Nancy Bouchard, la mère de Charlotte.

À ce moment, selon elle, Charlotte était dans un état léthargique et ne répondait plus lorsqu’on tentait de l’interpeller. L’enfant a été emmenée à l’hôpital de Buckingham où elle a été vue immédiatement par le personnel soignant qui lui a diagnostiqué l’influenza.

L’état de santé de Charlotte était toutefois trop précaire. Elle a été transférée à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Les pédiatres ont découvert sur place que l’infection avait atteint le foie et le cerveau de la fillette.

Je n’aurais jamais pensé que ça aurait fini comme ça. Si quelqu’un me l’avait dit la semaine passée, je ne l’aurais probablement pas cru.

Nancy Bouchard, mère de Charlotte

Charlotte a donc été transférée de nouveau vers un centre spécialisé cette fois, à Sainte-Justine. Les médecins ont alors informé Mme Bouchard que les chances de survie de Charlotte étaient extrêmement minces.

Si elle survivait, c’est sûr à 100 % qu’elle ne marcherait plus jamais, explique-t-elle. Les médecins ont prononcé la mort cérébrale de Charlotte le jeudi en après-midi.

Le texte d'une publication FacebookAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La publication Facebook de Nancy Bouchard au sujet du décès de Charlotte

Photo : Facebook/Nancy Bouchard

Une maladie imprévisible

Charlotte n’était pas vaccinée, indique sa mère.

Est-ce que je le regrette? Je ne peux pas commencer à regretter, sinon je vais mettre toute la culpabilité sur moi et ça ne m’aidera juste pas. Mais si j’y pense, pour l’avenir, probablement [que j’opterais pour la vaccination], croit Mme Bouchard.

Selon Dre Carol McConnery, médecin-conseil en maladies infectieuses à la direction de Santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, difficile de dire si un vaccin aurait pu changer la donne.

Il n’y a aucune autre maladie où on doit vacciner les gens chaque année, parce que c‘est un virus qui mute et qui peut même changer pendant la fabrication du vaccin, souligne-t-elle, en ajoutant qu’on ne connaît pas encore l’efficacité du vaccin cette année.

La saison de la grippe est pour l’instant comparable à celle d’autres années, même si de nombreuses personnes présentent des symptômes grippaux.

La plupart des hospitalisations et des décès causés par l’influenza sont recensés chez les personnes de plus de 75 ans ou atteintes de maladies chroniques, ajoute la médecin.

Élargissement possible du programme d'immunisation

La ministre de la Santé et des Services sociaux Danielle McCann a affirmé dans un courriel qu'elle a demandé un avis de pertinence sur l'élargissement possible du programme d'immunisation contre l'influenza à d'autres clientèles que les groupes cibles déjà identifiés.

Ottawa-Gatineau

Santé