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L'influence américaine: de Mado à RuPaul

Marc Richard en train de se maquiller en drag queen.

Nouveau dans l'univers drag queen, Marc Richard se maquille avec plus d'hésitation que ses camarades.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Fanny Lachance-Paquette

Si Mado Lamothe a longtemps été la drag queen qui venait spontanément en tête aux Québécois, RuPaul l'a détrôné grâce à la popularité mondiale de sa Drag Race.

Toutes les drag queens estriennes interrogées évoquaient la célèbre série télé américaine pour expliquer la popularité grandissante du phénomène drag queens en région. Selon Marc Richard alias Samantha Barnack, plus récente addition à la troupe sherbrookoise House of Gates, la série de RuPaul a permis de normaliser la chose. C’est correct de se déguiser en femme, de lâcher son fou et d’exprimer une créativité d’une manière différente philosophe la nouvelle drag queen.

Deux drag queens sur scène.

Samantha Barnack et Felicity Bonnebez dans un numéro inspiré de la comédie musicale Chicago.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

C’est en venant le voir qu’on réalise que c’est quasiment un show d’humour, c’est un show de danse, flamboyant...

Marc Richard alias Samantha Barnack

Qu’est-ce que RuPaul’s Drag Race?

La téléréalité RuPaul’s Drag Race est apparue aux États-Unis en 2009. La compétition vise à trouver la prochaine superstar de la scène drag américaine. Au cours des 11 saisons, près de 150 drag queens ont participé à l’émission animée par RuPaul, figure iconique de la communauté gaie.

L’émission a remporté deux Emmy Awards en 2018 pour « meilleur programme de téléréalité-compétition » et « meilleur animateur d’un programme de téléréalité ».

Depuis sa présentation sur Netflix, la série connaît une popularité mondiale.

Portrait de RuPaul portant un costume coloré.

RuPaul Charles est l'animateur de la populaire émission « Drag Race ».

Photo : The Associated Press / Jordan Strauss

Au-delà du phénomène mondial, l’engouement semble particulièrement important du côté du public sherbrookois.Le public de Sherbrooke est tellement réceptif, en donne tellement à la personne qui performe [...] que les artistes demandent de venir performer à Sherbrooke soutient Steven Tremblay, copropriétaire des Grands-Ducs de Wellington.

Alex Martin, autre membre de la troupe, ajoute sa voix à celles des propriétaires des Grands-Ducs de Wellington. Selon eux, la clientèle universitaire y joue pour beaucoup dans cet engouement régional. Peut-être est-ce en lien direct avec la grande consommation de Netflix par cette clientèle.

Une drag queen devant un miroir.

Taylor De Vil (Alex Martin) apporte la touche finale à son maquillage avant de monter sur scène.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Pour sa part Gabriel Germain, leader de House of Gates, constate que les gens s’intéressent beaucoup aux drags locales. C’est ça qu’ils aiment voir, c’est différent. Selon lui le message de RuPaul dans ces émissions est passé et les drag queens sont devenues très accessibles, bien loin de l’image de rébellion véhiculée il y a quelques années par ces « femmes » aux apparences atypiques.

La drag queen Gina Gates

Gina Gates sur scène pour souligner le premier anniversaire du bar Les Grands-Ducs de Wellington

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Estrie

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