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Des professionnels de la région saluent le nouveau Guide alimentaire canadien

Une photo avec une assiette pleine d'aliments variés.

Trois groupes figurent désormais dans ce nouveau Guide alimentaire canadien.

Photo : Santé Canada

Radio-Canada

La nouvelle édition du Guide alimentaire canadien reçoit des commentaires favorables dans la région de la capitale nationale. Si le message général n'est pas radicalement différent, les professionnels de l'alimentation estiment qu'il est plus simple qu'avant pour la population.

Les huit diététistes de Santé publique Ottawa ont regardé en direct le dévoilement du nouveau Guide alimentaire canadien.

Ces professionnels qui conseillent les hôpitaux, les écoles, les centres de la petite enfance et les centres de personnes âgées dans leurs choix alimentaires sont ravis du résultat. On ne parle plus en termes de portions qu'il faut calculer, mais on dit aux Canadiens d'examiner leur assiette.

Diététiste à Santé publique Ottawa, Pascale Messier apprécie en particulier la simplicité du nouveau guide.

On regarde notre assiette, puis le visuel de l'assiette comme tel. C'est très bien parce qu'on peut voir que ça prend plus de fruits et de légumes, ça prend un peu de protéines et ça prend des grains entiers.

Pascale Messier, diététiste à Santé publique Ottawa

Dans sa carrière, la diététiste a vu trois parutions différentes du guide et le nouveau ne changera pas fondamentalement les conseils qu'elle prodigue à ses clients.

Ce ne sont pas des messages nouveaux pour nous. Cela fait des années qu'on dit de favoriser les fruits et les légumes, les grains entiers. "Prenez des protéines à base de plante" : ce n'est pas nouveau pour nous, poursuit Mme Messier.

Les diététistes attendent avec intérêt un autre document produit par Santé Canada, celui qui donnera le détail des connaissances scientifiques ayant appuyé la rédaction du nouveau guide.

Un défi pour les familles à faible revenu

Toutefois, les nouvelles recommandations du guide peuvent être difficiles à suivre pour les personnes à faible revenu.

Certains arrivent à jongler avec les spéciaux et en usant de toutes les ressources qui s'offrent à eux, pour arriver à bien se nourrir tout en bouclant un budget serré à la fin du mois, rappelle Mercedes D Trinidad, directrice des services à la clientèle au Centre alimentaire Aylmer.

Une partie de la solution passe par les cuisines collectives, mais aussi par la capacité de déterminer à quel moment acheter le meilleur produit au meilleur prix et à quel endroit. Souvent, il faut exclure certains aliments à cause de leur prix, indique Mme D Trinidad.

Selon Santé Canada, un repas devrait comporter une moitié de légumes et de fruits, à manger en abondance, un quart d’aliments à grains entiers (pâtes, riz brun ou quinoa, par exemple) et un quart d’aliments protéinés (lentilles, viandes maigres, poisson).

Les fruits et les légumes ont un coût de plus en plus élevé, donc c’est un défi pour les familles à faible revenu, précise Mme D Trinidad.

Depuis l’annonce de la mise à jour du Guide alimentaire canadien, les organismes communautaires revendiquent non seulement le droit de se nourrir, mais surtout le droit à une saine alimentation.

Mercedes D Trinidad

Mme D Trinidad est d’avis qu’il faut éduquer la clientèle aux nouveaux produits et qu’il faut réapprendre à faire l’épicerie afin de bien s’alimenter de nos jours.

Avec les informations de Rachel Gaulin et Pascal Gervais

Ottawa-Gatineau

Santé publique