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103 ans de journaux de la Matanie accessibles sur le web

On voit la couverture d'un journal papier qui date du mois de septembre 1956. On peut y lire le titre La Voix gaspésienne.
Couverture de La Voix gaspésienne du 28 septembre 1956 Photo: Gracieuseté Pierre Aubert
Adrianne Gauvin-Sasseville
Catherine Poisson

La Société d'histoire et de généalogie de Matane a numérisé près de 150 000 pages de journaux publiés depuis l'année 1911 et les a rendues accessibles en ligne gratuitement.

L’organisme culturel et éducatif a présenté mardi son nouveau site web muni d’un outil de recherche (Nouvelle fenêtre) qui permet de consulter des journaux de la Matanie conservés entre 1911 et 2014.

Le trésorier de la Société, Serge Ouellet, mentionne l’importance de ce projet de diffusion. Ce qu’on voulait, c’était de numériser et de rendre [les journaux] accessibles sur le web à des fins de recherche et d’éducation, dit-il.

On voit une archive d'un article de journal papier. La date inscrite sur le document est le 7 janvier 1970. L'hebdomadaire se nomme La Voix gaspésienne. Archive du journal La Voix gaspésienne le 7 janvier 1970 Photo : Gracieuseté Pierre Aubert

Les archives de douze journaux sont désormais mises à la disposition des citoyens, dont celles de La Voix de Matane, La Voix Gaspésienne, La Voix de la Matanie et le Cri de l'Est.

La Ville de Matane et le Ministère de la Culture et des Communications ont octroyé 105 000 dollars dans le cadre de l’entente de développement culturel de la municipalité pour réaliser ce projet.

On voit la couverture d'un journal qui date du mois de décembre 1966. On peut y lire le nom du journal qui est : La Voix gaspésienne. Couverture du journal La Voix gaspésienne le 1er décembre 1966 Photo : Gracieuseté Pierre Aubert

Un outil de recherche complexe

L’entreprise matanaise IDnum technologies a obtenu les mandats de numériser les journaux et de développer un moteur de recherche.

Il y a entre 3 à 4 millions de mots dont on peut faire la recherche.

Serge Ouellet, trésorier à la Société d’histoire et de généalogie de Matane

Le président-directeur général d'IDnum technologies, Pierre Aubert, indique que le plus gros défi a été la conception de l'outil. Faire la numérisation c’est assez simple. Le plus gros défi c’était de créer le moteur de recherche qui permettrait de mettre en valeur cette collection, précise-t-il.

Le moteur de recherche doit reconnaître tous les mots que contient chacune des pages numérisées. Un journal de 1945 par exemple, le papier est très jauni et le contraste est moins évident, alors ça peut arriver que la reconnaissance soit moins grande, mentionne-t-il.

M. Aubert explique que les prochaines étapes consistent à augmenter l’efficacité de l’outil de recherche. C’est un moteur de recherche en évolution. Il n’est pas parfait. L’algorithme va évoluer pour être plus précis, affirme-t-il.

Pour l’instant, il est conseillé d’utiliser seulement deux mots clés par recherche et les premiers résultats affichés ne sont pas toujours les plus pertinents. On va être capable d’aller beaucoup plus loin au niveau du nombre de mots consécutifs qu’on peut utiliser, et ensuite, on va conjuguer à ça les dates de parution, ajoute-t-il.

L’entreprise, qui en est à sa cinquième année d’opération, compte cinq employés permanents. Ça nous a permis de développer encore plus une expertise au niveau du document historique, souligne M. Aubert.

Le nouveau site, conçu par l’agence Kaleidos de Matane, permet également de consulter des photos publiées dans les calendriers de la Société depuis 1987.

La Société d’histoire et de généalogie de Matane a été fondée en 1949 pour la sauvegarde du patrimoine.

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