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House of Gates : la création d’une troupe de drag queens

Gabriel Germain se maquille.

Gabriel Germain a besoin de deux heures de préparation pour se transformer en Gina Gates.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Fanny Lachance-Paquette

Le 8 décembre 2017, Gabriel Germain faisait son tout premier numéro de drag à vie lors de l'ouverture d'un nouveau bar LGBTQ+ de Sherbrooke. Un peu plus d'un an plus tard, il est à la tête de House of Gates, une troupe de drag queens sherbrookoise qui attire une foule nombreuse à tous ses spectacles.

Comme bien d’autres, c’est la série télé RuPaul’s Drag Race qui a donné envie à Gabriel Germain, alias Gina Gates, de se lancer dans l’univers des drag queens. Lorsque les propriétaires du nouveau bar LGBTQ+ de Sherbrooke l’ont invité à présenter un numéro de drag lors de la soirée d’ouverture, le jeune homme s’est lancé sans trop s’y connaître.

Cinq drag queens vues de dos, face à un miroir.

La troupe sherbrookoise de drag queens House of Gates est composée d'une douzaine de membres.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Pour les copropriétaires, intégrer des drag queens à la programmation allait de soi . On a découvert des gens dans notre entourage avec un talent artistique assez incroyable , souligne Steven Tremblay, copropriétaire des Grands-Ducs de Wellington

Ça a pris énormément de place après dans ma vie.

Gabriel Germain, alias Gina Gates
Plusieurs paires de souliers à talons hauts sur une tablette.

Les friperies font partie des endroits où les drag queens de House of Gates magasinent leurs costumes.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Gabriel Germain métamorphosé en Gina Gates.

Gina Gates est la leader de sa troupe, la House of Gates. C'est d'ailleurs chez elle que se préparent plusieurs membres de la troupe avant les spectacles.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Quelques mois plus tard, désireux de s’entourer de drag queens de la région, Gabriel Germain lance le Sherby Drag Race. Le concours présenté devant public vise à dénicher de nouveaux talents locaux. Finalement, deux Sherby Drag Race ont lieu au cours de l’année 2018, un en avril et l’autre en novembre. Les gagnantes de ces deux soirées font désormais partie de la troupe, tout comme de nombreuses candidates.

La House of Gates compte à ce jour une douzaine de personnes, dont un drag king. Pour Gabriel Germain sa troupe se devait d’être diversifiée. Ça ressemble pas mal à une bonne palette de ce qu’on peut repérer dans l’univers de la drag lance-t-il. Au sein de l’équipe se retrouvent des personnages burlesques, vintage, comiques, théâtraux, des corps plus ronds, le tout mené par Gina Gates, une drag à barbe.

Un drag king entouré de deux drag queens.

Un drag king fait partie de la troupe House of Gates. Il s'agit d'une femme qui personnifie un homme.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

On est toutes nouvelles, on se serre les coudes, on s’aime beaucoup les unes les autres. On sent le climat de famille.

Gabriel Germain, leader de House of Gates

House of Gates se produit désormais une fois par mois aux Grands-Ducs de Wellington. Des soirées relativement populaires, mais qui ne permettent pas de renflouer les coffres des bars pour autant. On fait ça plus pour le plaisir. Je ne pense pas qu’on va se mettre riches , lance le copropriétaire des Grands-Ducs Steven Tremblay.

Dave Arsenault et Steven Tremblay dans les coulisses de leur bar.

Pour les propriétaires du bar Les Grands-Ducs de Wellington, Dave Arsenault et Steven Tremblay, intégrer des drag queens à la programmation allait de soi.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

L’argent remis à chacune des participantes, environ 100 $ chacune, sert principalement à financer leur passion. Gabriel Germain le reconnaît, cette passion lui coûte cher: J’ai dû dépenser pour l’instant 3000 piasses. Ça va vite. C’est beaucoup d’argent les perruques, les costumes...

Une garde-robe avec des perruques et des robes.

La garde-robe de Gabriel Germain déborde des tenues de son personnage Gina Gates.

Photo : Radio-Canada / Émilie Richard

Le Sherbrookois aimerait bien augmenter le nombre de spectacles et de lieux de diffusion où ses drags se produisent. L’ouverture est là des bars, pour accueillir des drags, faut prendre la place.

Estrie

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