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Downtown Moncton Centre-ville Inc. échelonnera sur 30 ans sa contribution au Centre Avenir

Anne Poirier Basque, de profil, au micro du conseil municipal.
Anne Poirier Basque et Jim Dixon de Downtown Moncton Centre-ville Inc. (DMCI) ont répondu aux questions des conseillers municipaux lundi. Photo: Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes
Jean-Philippe Hughes

Les conseillers municipaux de Moncton ont adopté l'entente avec Downtown Moncton Centre-ville Inc. (DMCI) lundi avec une certaine amertume. Le contrat prévoit le paiement de 3,75 millions de dollars sur 30 ans alors que la Ville espérait obtenir la rondelette somme en l'espace de 15 ans.

Les conseillers municipaux avaient appris avec surprise en décembre que les engagements de DMCI pour le financement du Centre Avenir n’avaient pas été paraphés dans un contrat.

La directrice générale de DMCI, Anne Poirier Basque, précisait dans une lettre du 15 août 2015 que DMCI est donc préparé à s’engager pour 250 000 $ pour 15 ans.

Le conseiller Blair Lawrence a fait part de sa déception face à cet engagement informel, sans contrat à l’appui. Si nous demandons 250 000 $ par année, que faites-vous?, a-t-il lancé aux deux représentants de DMCI, en séance du conseil lundi. Vous n’aviez aucune obligation?

Vous aviez ma parole, a répondu le président du conseil d’administration de DMCI, Jim Dixon. On ne pourrait pas payer, admet-il.

Les revenus de Downtown Moncton Centre-Ville Inc. sont amassés au moyen d’une taxe de 0,16 $ par tranche de 100 $ sur la valeur d’évaluation des propriétés commerciales du centre-ville. DMCI est un organisme privé sans but lucratif qui défend les intérêts des propriétaires fonciers et des propriétaires d’entreprise du centre-ville.

Trois conseillers municipaux se sont d’ailleurs opposés à la motion, indignés du revirement de situation. Le conseiller Brian Butler s’est dit choqué qu’il n’y ait pas eu de contrat signé en bonne et due forme à l’époque.

DMCI et le directeur général de la Ville de Moncton, Marc Landry, sont confiants de pouvoir s'acquitter du plan de financement avant l’échéance de 2048, sur la base des prévisions de croissance commerciale au centre-ville.

Le plus optimiste c’est d’ici 20 ans, et c’est très très conservateur, précise la directrice générale de DMCI. Espérons qu’on n’aura pas besoin d’aller jusqu’à 30 ans.

Les deux représentants de DMCI accordent des entrevues à la sortie de la séance du conseil municipal de Moncton.La directrice générale de DMCI, Anne Poirier Basque, et le président du conseil d'administration, Jim Dixon. Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le conseiller Paul Pellerin a critiqué le manque de transparence dans toute cette histoire et craint que cela n’empire le déficit structurel de la Ville de Moncton.

Les gestionnaires de DMCI assurent qu’ils ignoraient que les arénas, à l’instar du Centre Avenir, ne sont pas soumis à la perception d’impôts.

Les scénarios étudiés prenaient pour acquis que le Centre Avenir serait soumis à des taxes alors qu’il ne l’est pas, plaide Anne Poirier Basque.

L’impôt foncier du Centre Avenir serait évalué à plus de 150 000 $ par année s’il devait être taxé, soit plus de la moitié des 250 000 $ auxquels DMCI s’était engagé en 2015.

Avec les informations de Shane Magee

Nouveau-Brunswick

Politique municipale