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Des médias étudiants en danger

Une jeune femme en train de lire un journal.
Ericha Hendel, l'adjointe de l'« Orignal déchaîné », s'inquiète pour l'avenir ce journal étudiant. Photo: Radio-Canada / Jean-Loup Doudard
Radio-Canada

Des médias étudiants de l'Ontario se préparent à des compressions budgétaires importantes, maintenant que les cotisations jugées non essentielles par le gouvernement provincial ne sont plus obligatoires.

L'incertitude qui plane quant à l'avenir des médias étudiants universitaires et collégiaux soulève des inquiétudes.

La ministre de la Formation, des Collèges et des Universités, Merrilee Fullerton, a déclaré le 17 janvier que les établissements devront offrir en ligne le choix de ne pas payer les frais non essentiels.

Si les frais liés aux installations sportives demeurent obligatoires, les étudiants qui le souhaitent pourront cesser de verser les cotisations aux associations étudiantes et, de ce fait, aux médias universitaires.

Des montants importants

À l’Université Laurentienne, les étudiants versent présentement 127 $ par année à leur association étudiante.

Ce montant est investi dans plusieurs services, tels que les régimes d’assurance médicale et dentaire, des laissez-passer d’autobus, les clubs étudiants et les médias universitaires.

Le changement annoncé par la province inquiète la présidente de l’Association générale des étudiants de l’Université Laurentienne (AGE), Tommi-Lee Gauthier.

Mme Gauthier est membre des conseils d’administration de la radio universitaire CKLU et du journal étudiant anglophone LAMDA, qui reçoivent tous deux 10 $ en contribution de chaque étudiant.

Même si le choix des étudiants demeure incertain pour le moment, la présidente s’inquiète des conséquences de la nouvelle politique.

Ça pourrait se traduire en moins de contenu, souligne Mme Gauthier. De plus, nos étudiants n’auraient plus l’occasion de participer [aux médias].

Dans le pire des cas, dit-elle, l'avenir de ces institutions serait en péril.

Ça voudrait sûrement dire qu’il faudra fermer nos portes.

Tommi-Lee Gauthier, la présidente de l’AGE

Son de cloche semblable du côté de l’Orignal déchaîné, le journal francophone de l’Université Laurentienne.

L’adjointe du journal, Ericha Hendel, souhaite que l’Université subventionne la publication si les étudiants choisissent de ne plus le faire.

C'est important de protéger cet héritage, de protéger ce mandat triculturel à l'Université, peu importe le fait que l'argent du gouvernement soit coupé.

Ericha Hendel, adjointe à l'« Orignal déchaîné »

Avec les informations de CBC News

Toronto

Politique provinciale