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Amanda Simard attend de voir qui sera le chef des libéraux avant de faire le saut

Une femme aux cheveux longs vêtue d'une robe noire sourit devant une affiche qui dit « Club canadien de Toronto ».
La députée Amanda Simard au Club canadien de Toronto, le 22 janvier Photo: Radio-Canada / Michel Bolduc
Radio-Canada

La députée franco-ontarienne Amanda Simard, qui a fait les manchettes l'an dernier lorsqu'elle a quitté les conservateurs de Doug Ford pour siéger comme indépendante en guise de protestation contre les coupes du gouvernement en francophonie, veut d'abord voir qui sera le nouveau chef des libéraux avant de décider si elle se joindra au parti.

Je ne peux pas être indépendante pour toujours, a affirmé Mme Simard mardi devant le Club canadien de Toronto.

La députée de Glengarry-Prescott-Russell a ajouté ceci : J'ai hâte de voir la course à la chefferie pour voir si [le nouveau chef des libéraux] est quelqu'un avec qui je peux m'aligner. Moi, je suis très au centre.

Les libéraux ontariens ne doivent pas choisir leur nouveau chef avant l'élection fédérale d'octobre prochain, ce qui pourrait vouloir dire une course à la chefferie en 2020 seulement.

Des « fleurs derrière les ministres »

Lors d'une séance de questions mardi avec l'animatrice Marjorie April de l'émission Y a pas deux matins pareils de Radio-Canada, Mme Simard a indiqué qu'elle ne pouvait plus faire avancer la cause des Franco-Ontariens au sein du gouvernement Ford, d'où sa décision de quitter les rangs des conservateurs en novembre dernier.

Ils allaient me mettre dans un coin, a-t-elle affirmé, soulignant que les conservateurs ne voulaient pas la laisser parler de la question à l'Assemblée législative. Elle ne voulait pas être comme des fleurs derrière les ministres.

[Doug Ford est-il francophobe?] Je ne sais pas.

Amanda Simard, ex-députée conservatrice

Elle attend de voir ce que fera M. Ford au cours des prochains mois.

Pas d'économies

Une chose est sûre : Mme Simard ne comprend toujours pas ce qui a motivé les conservateurs à stopper le financement du projet d'Université de l'Ontario français.

L'argument économique de l'Université, ça ne tient pas debout, dit-elle, soulignant que le fédéral offre de financer la moitié du coût de démarrage de l'établissement francophone.

La députée de l'Est ontarien ne voit pas d'économies non plus dans l'abolition du Commissariat aux services en français de l'Ontario, étant donné que le gouvernement a promis de transférer son personnel au sein du bureau de l'ombudsman provincial.

La seule économie devait être celle du salaire du commissaire François Boileau dont le poste a toutefois été rétabli par le gouvernement face au tollé populaire, mais comme adjoint de l'ombudsman. Mme Simard relate qu'elle avait même proposé au premier ministre Ford de recourir au sociofinancement pour payer le salaire de M. Boileau.

La députée franco-ontarienne ne ferme pas la porte à un saut en politique fédérale, mais elle croit être plus utile à Queen's Park pour le moment.

Elle se réjouit de voir que son coup d'éclat politique a réveillé quelque chose au Canada. Elle raconte qu'elle a reçu des messages d'encouragement d'un peu partout au pays, du Québec à la Colombie-Britannique.

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