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Le projet de pipeline de Gazoduq traverserait l'habitat naturel d'espèces menacées

Une carte qui présente un large corridor où pourrait passer un gazoduc de 750 kilomètres de longueur.

Le tracé final n'est pas encore déterminé dans ce corridor de 750 kilomètres de long par 60 kilomètres de largeur.

Photo : Radio-Canada

Karine Mateu

Le tracé préliminaire du pipeline de la compagnie Gazoduq qui passerait par l'Abitibi pour se rendre jusqu'au Saguenay traverserait l'habitat de plusieurs espèces menacées ou vulnérables.

C'est ce qu'indiquent les données produites par le Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ), une unité intégrée au ministère de l'Environnement, obtenues par Le Devoir.

La liste fournie compte 17 espèces, dont le carcajou et la tortue mouchetée, désignées comme en voie de disparition, peut-on lire.

L'avocate en droit de l'environnement Karine Péloffy s'est aussi inquiétée pour la protection de ces espèces, alors qu'elle était invitée à l'émission 24/60, sur les ondes de Radio-Canada.

On parle d'un pipeline qui sera évalué par l'Office national de l'énergie et on se rappelle qu'en 2012 le gouvernement conservateur avait démantelé plusieurs des protections environnementales pour accélérer le déploiement de pipelines. Et une de ces exceptions-là, c'est une exception dans la loi sur les espèces en péril qui prévoit que s'il y a un permis qui détruit l'habitat naturel d'une espèce en péril [...] c'est vraiment en dernier recours. Mais il y a une exception pour un pipeline qui serait approuvé par l'Office national de l'énergie.

Le gouvernement de Justin Trudeau a déposé un projet de loi pour changer cette disposition, a ajouté Karine Péloffy, mais elle n'est pas encore appliquée.

Rappelons que le gazoduc de 750 kilomètres prévoit transporter du gaz naturel de l'Alberta jusqu'à la future usine de liquéfaction d'Énergie Saguenay.

Des consultations publiques auront lieu en février dans la région.

Abitibi–Témiscamingue

Environnement