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Un homme de Winnipeg dénonce les prothèses de hanches en métal

Une hanche en métal.

Neil McCritchie souffre de rares effets indésirables à cause de la corrosion de ses hanches en métal. La prothèse qu’il a reçue est composée d’une boule en métal qui s’arrime à une coupe en métal.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un Winnipégois vit un cauchemar depuis qu'il a subi des opérations chirurgicales pour remplacer ses deux hanches. Les problèmes liés aux prothèses de hanche en métal ont incité les chirurgiens orthopédistes du Canada à demander la participation obligatoire de toutes les provinces à un registre national du remplacement des articulations.

Neil McCritchie souffre de rares effets indésirables à cause de la corrosion de ses prothèses. Les hanches de remplacement qu’il a reçues sont composées d’une boule de métal qui s’arrime à une coupe en métal.

Peu après la chirurgie de remplacement des hanches, l’homme de 62 ans a souffert d'une métallose, une intoxication au cobalt et au chrome lié à l’émiettement de la surface de la coupe dû au frottement.

La métallose a entraîné des troubles de la vision et de l'ouïe, des essoufflements, des palpitations cardiaques, des problèmes d'humeur et de mobilité. Il a aussi connu une perte de poids importante et une perte de mémoire.

Il n’avait jamais entendu parler de ces symptômes lorsqu’il est allé rencontrer son chirurgien en 2006 pour des problèmes d'arthrite à la hanche.

Il est épuisé à la suite des nombreux problèmes de santé.

« Je suis fatigué. J’ai eu cinq chirurgies. C’est difficile, raconte Neil McCritchie. Je suis exténué. J’aurais besoin de m’allonger sur une plage pendant un an [afin de bien me reposer]. J’ai l’impression d’avoir surmonté beaucoup d'épreuves. »

Un homme debout le long de la rivière.

Neil McCritchie dit souffrir de plusieurs problèmes de santé depuis le remplacement de ses hanches.

Photo : Radio-Canada

Besoin de meilleur encadrement

Bien que les chirurgies de remplacement de la hanche aident des millions de personnes chaque année, la Société canadienne d’arthroplastie affirme que les complications causées par des prothèses en métal soulignent la nécessité d’une meilleure collecte de données au Canada.

Les complications liées à ce type de prothèse ont été signalées par les pays avec des registres obligatoires, bien avant les problèmes que connaît Neil McCritchie.

Au Royaume-Uni et en Australie, qui disposent chacun d’un registre et d'une collecte de données obligatoire, les problèmes sont connus depuis 2010.

Depuis 2012, la Colombie-Britannique, l’Ontario, le Manitoba et la Nouvelle-Écosse ont rendu obligatoire l’enregistrement des patients au Registre canadien des remplacements articulaires, hébergé par l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS).

Environ 70 % des quelque 110 000 chirurgies de remplacement des articulations au Canada chaque année sont signalés au registre national, affirme le président de la Société canadienne d’arthroplastie, Eric Bohm.

Il aimerait obtenir des informations au sujet de 90 % des chirurgies afin d'avoir des données fiables.

Selon M. Bohm, les informations sont déjà compilées par les hôpitaux. Il s’agit donc simplement que les provinces décident de mettre en place des protocoles de collecte de données.

« Je pense que c'est un peu gênant pour le Canada de ne pas avoir de registre national obligatoire. J'espère que les problèmes liés à l'absence d'un registre inciteront les provinces à le rendre obligatoire », ajoute-t-il.

Manitoba

Santé