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Un homme d’Halifax sous les sanctions de l’UE pour ses liaisons commerciales avec Damas

Portrait de Nader Kalai
Nader Kalai habite Halifax depuis 2009. Photo: Radio-Canada / Source : Facebook

Nader Kalai, d'origine syrienne, pourrait être frappé d'une interdiction de voyager et au gel de ses actifs financiers en raison de ses liaisons avec le régime syrien de Bachar Al-Assad. L'homme d'affaires d'Halifax était devenu le premier individu accusé de violation des sanctions économiques canadiennes contre la Syrie, l'Union européenne emboîte maintenant le pas.

Nader Kalai, Syrien d’origine et détenteur d’une résidence permanente au Canada, est connu comme un proche associé du président syrien Bachar Al-Assad et ses loyalistes.

L’Union européenne (UE) a ajouté Nader Kalai à la liste des personnes qui peuvent être la cible d’une interdiction de voyager et d’un gel des actifs financiers, lundi. L’UE décrit M. Kalai comme un homme d'affaires influent exerçant ses activités en Syrie, ayant réalisé d'importants investissements dans l'industrie du bâtiment.

L’UE précise que M. Kalai détient 50 % des actifs de la société Zubaidi et Qalei LLC, chargée de construire une cité touristique luxueuse nommée Grand Town. La société aurait conclu une entente de 45 ans avec le régime syrien en échange de 19 à 21 % des recettes.

Nader Kalai tire avantage du régime et/ou le soutient, par ses activités commerciales, notamment sa participation à la construction de Grand Town, stipule Journal officiel de l'Union européenne, daté du 21 janvier.

L’arrêté le décrit comme un des actionnaires majoritaires de Castle Investment Holding et le président de Kalai Industries Management.

L’homme d’affaires de 54 ans est natif de la capitale syrienne, Damas, et gère l’entreprise de consultation en télécommunications Telefocus Consultats Inc. depuis sa résidence, à Halifax. Il a acheté sa maison de la rue Young en 2009, estimée à 1,3 million de dollars, et il est toujours enregistré comme propriétaire.

La femme de M. Kalai et leurs six enfants possèdent tous la citoyenneté canadienne.

Une photo de la maison grise en été.La maison de la rue Young, à Halifax, est estimée à 1,3 millions de dollars. Photo : Radio-Canada / Robert Short

Au Canada, il a été accusé d’un chef d’accusation en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales en lien avec un paiement de 15 millions de livres syriennes - environ 140 000 $ - à l’entreprise Syrialink le 27 novembre 2013, selon des documents de la cour dévoilés en juin 2018.

Des enquêtes au Canada

Nader Kalai n’était pas présent en cour en août dernier. Son avocat avait dit que Nader Kalai se trouvait à l’extérieur du pays, mais CBC avait appris que M. Kalai se trouvait alors à Damas.

La cause de Nader Kalai est toujours étudiée en cour. Une audience préliminaire est prévue le 8 février à la cour provinciale d’Halifax.

Les documents de la cour, assermentés par un enquêteur de l’Agence des services frontaliers du Canada, ont exposé une enquête de près de deux ans qui ont mené aux accusations canadiennes. Les documents allèguent que Nader Kalai a fourni des déclarations inexactes au ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration au sujet de ses activités professionnelles.

L’Agence du revenu du Canada enquêtait sur Nader Kalai pour une affaire d’évasion fiscale et pour avoir caché plusieurs centaines de milliers de dollars de revenus, selon les documents judiciaires.

Nader Kalai fait partie d’un groupe de 11 hommes d’affaires ajoutés à la liste d’individus et d’entreprises sujets à des sanctions de l’Union européenne, incluant des restrictions sur certains investissements.

En tout, 270 personnes et 72 entités sont inscrites sur cette liste.

Avec les informations de Sylvène Gilchrist de CBC

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