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Congestion en Outaouais : les élus ne s'entendent pas sur les solutions

Deux rangées de voitures dans la neige sur une autoroute congestionnée.
Aucune des solutions avancées dans une étude commandée en 2012 ne serait assez efficace pour désengorger les autoroutes. Photo: Radio-Canada / Archives
Radio-Canada

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) étudie depuis sept ans les façons de désengorger les autoroutes de l'Outaouais, sans trouver de solution. Alors que le ministre provincial responsable de la région évoque le transport en commun, le député fédéral de Gatineau, lui, demande un nouveau pont.

Plusieurs solutions ont été envisagées dans le passé, comme élargir certaines portions des autoroutes ou même ajouter ou supprimer des bretelles d'entrée pour mieux contrôler l'accès à ces artères. Or, il semble qu'aucune des solutions avancées ne serait assez efficace pour être mise en oeuvre.

Le ministre provincial responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, concède qu'il reste beaucoup de travail à faire pour améliorer la situation sur les autoroutes 5 et 50. Mais parmi tout ce qui a été proposé, [il n'y avait pas] de solution viable, a-t-il dit, à propos de l'étude sur la question commandée en 2012.

Mathieu Lacombe répond aux questions des journalistes lors d'une mêlée de presse.Le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe Photo : Radio-Canada

Le transport collectif, une partie de la solution

Probablement qu’une des solutions, c’est le transport en commun, a avancé le ministre Lacombe. Il a rappelé que la Coalition avenir Québec s’est engagée à investir en matière de transport collectif un peu partout au Québec et a assuré que la région de l'Outaouais ne serait pas laissée pour compte.

Il laisse toutefois le soin aux experts des sociétés de transport et des ministères de définir ce qui doit être fait concrètement, citant en exemple une fréquence augmentée ou l’ajout de lignes comme solutions possibles.

Par contre, ce n’est pas la seule solution. Il y a des gens qui vont continuer de prendre leur auto et ils ont le droit de le faire, a tempéré le ministre.

Si les résultats ne sont pas satisfaisants et qu’on n’arrive pas à trouver une solution, ça ne veut pas dire qu’il ne fallait pas [faire d’étude], ça veut dire qu’il faut se tourner ailleurs, a soutenu le député de Papineau.

Un sixième lien?

Du côté fédéral, le député de Gatineau, Steven MacKinnon, estime que la solution passe par un nouveau pont.

Ce que l’étude démontre, c’est que les possibilités pour augmenter la fluidité au niveau de la circulation à Gatineau sont très limitées, voire même qu'il n’y en a pas – à part la construction d’un sixième lien interprovincial, a-t-il fait valoir.

C’est ce que je maintiens depuis 2011. C'est ce que la population de Gatineau maintient. Et c'est ce que nous revendiquons.

Steven MacKinnon, député fédéral de Gatineau

Quant à lui, le ministère des Transports du Québec a refusé de commenter le dossier lundi.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Transports