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Pas de petits déjeuners faute de bénévoles à Jean-Gauthier

On voit des boites de jus et des mains en gros plans.
Des élèves de l'école secondaire Jean-Gauthier sur l'heure du midi. Photo: Radio-Canada
Jessica Blackburn

Le Club des petits déjeuners de l'école Jean-Gauthier d'Alma a dû suspendre ses activités en septembre. Le problème est le manque de bénévoles.

C’est la première fois dans la région que le Club des petits déjeuners doit cesser ses activités dans une école pour cette raison.

L'organisme lance un appel à tous pour éviter la fermeture définitive du club dans ce secteur.

Il faut que je me lève plus tôt pour manger chez nous. Des matins, je ne mange pas. Je vais à l'école et je prends un muffin.

Sara Lemieux, élève de l'école Jean-Gauthier

C'était un avantage. Si je passais le petit déjeuner chez nous, je pouvais déjeuner à l'école. Parce que si tu ne déjeunes pas le matin, ça n'aide pas dans la classe. Tu es comme déconcentré, tu as faim donc tu penses à ça.

Émile Tremblay, élève de l'école Jean-Gauthier

L'organisme recherche activement des bénévoles et un responsable afin de reprendre les activités.

Il ne s’agit vraiment pas d’une question de financement, selon le directeur de l’école.

Il nous manque autour de cinq bénévoles et un bénévole en chef. Mettons qu'on a ça cette semaine, il s'agit de voir au niveau des commandes [...] Mais, dès qu'on a la commande, c'est parti, on recommence!, explique Jean-François Tadros.

Le directeur de l'école en entrevueLe directeur de l'école Jean-Gauthier, Jean-François Tadros Photo : Radio-Canada

La personne recherchée pour chapeauter les activités doit aussi assurer la gestion des denrées qui sont livrées à l'école.

C'est vraiment d'assurer une gestion harmonieuse de l'équipe de bénévoles. Parce qu'on veut que ça se passe bien, que ça soit agréable. Si on se lève à 6 h le matin pour venir faire du bénévolat, il faut que ça soit plaisant, ajoute la coordonnatrice régionale du Club des petits déjeuners, Cindy Plourde.

Alors que la pénurie de main-d'oeuvre touche actuellement l'ensemble du Québec, les bénévoles se font aussi de plus en plus rares.

Étrangement, on a plusieurs bénévoles qui, à cause de la pénurie de la main-d'oeuvre, retournent sur le marché du travail, [ils] vont occuper un poste de quelques heures. Ils choisissent de nous quitter pour pas que les journées soient trop longues, raconte Cindy Plourde.

Avis aux intéressés, le Club des petits déjeuners recherche aussi quatre bénévoles pour compléter son équipe dans l'arrondissement de Jonquière.

Saguenay–Lac-St-Jean

Société