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Panne à Cadillac : la Ville de Rouyn-Noranda devait-elle intervenir?

Une rue d'un quartier rural, en hiver.

Le quartier Cadillac, à Rouyn-Noranda, l'hiver

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Jean-Marc Belzile

La Ville de Rouyn-Noranda assure qu'elle aurait pu intervenir si la panne de courant s'était poursuivie samedi dans le quartier Cadillac. Celle-ci a débuté à 23 h vendredi pour se terminer vers 8 h 30 samedi matin.

Selon la municipalité, le service d'aide aux sinistrés peut être déployé dans des situations comme celle-ci.

Elle rappelle toutefois que les citoyens qui craignent pour leur sécurité doivent composer le 911 afin d'aviser les services d'urgence de la situation.

Samedi dernier, personne n'aurait contacté les services d'urgence.

Un citoyen inquiet

Gilles Malenfant, qui est non-voyant, était inquiet vendredi en constatant que la panne d'électricité se poursuivait.

Le directeur du service de sécurité incendie de Rouyn-Noranda, Stephen Valade, assure que la Ville n'a pas été avisée de la situation.

Quand on sent que notre vie est en danger, il y a un numéro qu'il faut faire qui s'appelle le 911, c'est la première chose qu'il faut faire. À partir du moment où on a signalé le 911, on a les services d'urgence qui sont acheminés par ordre de priorité en fonction de l'intervenant prioritaire, explique-t-il.

Le chef des pompiers pose devant un camion d'incendie de Rouyn-Noranda.

Stephen Valade, directeur du service de sécurité incendie de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

72 heures d'autonomie

Les municipalités de la région ont des plans de mesures d'urgence pour intervenir dans ce type de situation.

Le directeur du service incendie à la Ville de Val-d'Or, Jean-Pierre Tenhave, rappelle toutefois que selon le ministère de la Sécurité publique, les citoyens doivent être en mesure de subvenir à leurs besoins pour une période de 72 heures.

Ça laisse le temps de faire un bilan de la situation et on ouvre à ce moment les mesures de sécurité civile. On demande donc 72 heures aux gens, d'être prêt, d'avoir une trousse pour leur famille pour les 72 prochaines heures.

Une trousse de premiers soins de la Croix Rouge canadienne est posée sur une table.

Selon le ministère de la Sécurité publique, les citoyens doivent être en mesure de subvenir à leurs besoins pour une période de 72 heures, notamment en possédant une trousse de premiers soins.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le directeur régional de la sécurité civile, Gaétan Lessard, précise toutefois que la température doit être prise en considération lors d'une panne d'électricité.

La température est un facteur important, c'est certain qu'en été ça prend plus de temps, mais en hiver quand on dépasse une douzaine d'heures, déjà il y a des mesures qui doivent être mises en place pour héberger les gens qui n'auraient pas pu s'héberger chez des voisins ou amis, précise-t-il.

Besoins particuliers

Pour les personnes avec des besoins particuliers comme Gilles Malenfant, les municipalités de Val-d'Or et Rouyn-Noranda assurent avoir un registre des personnes vulnérables sur leur territoire qui leur permet de leur venir en aide plus rapidement.

Deux hommes portants des lunettes

Gilles Malenfant et son frère Gérald ont passé une nuit glaciale sans courant.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

À Rouyn-Noranda, 130 personnes sont enregistrées, selon Stephen Valade.

Il y a des papiers qui leur sont donnés pour qu'ils soient [remplis]. À ce moment, nous on peut relier cette clientèle-là avec le centre 911, donc quand une adresse ressort pour une intervention, à ce moment ce sera écrit dans le registre qu'il y a de la clientèle vulnérable à cet endroit.

Abitibi–Témiscamingue

Prévention et sécurité