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Hausse des heures supplémentaires pour les infirmières de l'Outaouais

Une affiche devant l'Hôpital de Hull en annonce le nom.
L'Hôpital de Hull. (Archives) Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

De 2017 à 2018, le nombre de griefs liés à la surcharge de travail est passé de 266 à 338 dans la région de l'Outaouais, selon la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).

Les données de la FIQ comprennent aussi bien les heures supplémentaires que les heures obligatoires qui, elles, sont en légère baisse en Outaouais.

Malgré tout, la présidente de la fédération, Nancy Bédard, entend poursuivre sa bataille pour mettre fin aux heures supplémentaires obligatoires et ses effets sur le personnel infirmier.

Je pense qu'il faut vraiment aller de l'avant avec une loi pour rendre imputables les directeurs d'hôpitaux et s'assurer que ce soit leur priorité que le temps supplémentaire obligatoire doit avoir une fin au Québec.

Nancy Bédard, présidente de la FIQ

Nomination saluée

Par ailleurs, elle a tenu à saluer la nomination d'un accompagnateur auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais. Selon Mme Bédard, les dirigeants de la région ont du rattrapage à faire pour régler les enjeux de personnel.

Elle espère que l'exercice permettra de mettre des mesures en place pour réduire la surcharge de travail de ses infirmières.

Nous avons négocié des conventions collectives locales partout au Québec. Le seul endroit où l'employeur [n'a] pas voulu s'entendre et avoir des mesures pour stabiliser les équipes, pour être capable de donner des conditions de travail aux professionnels en soin qui soient meilleures, c'est l'Outaouais, a regretté Mme Bédard.

Projet pilote sur le ratio patients-infirmière

Des infirmières du CISSS de l'Outaouais pourraient souffler un peu d'ici quelques semaines.

Un projet pilote sur le ratio patients-infirmière doit démarrer à l'urgence de Hull, fin janvier début février. Il a été lancé dans plusieurs régions du Québec, l'année dernière, pour tenter d'atténuer les effets de la surcharge de travail dans les établissements de santé.

Même si elle n'a pas encore le bilan précis des projets pilotes qui sont déjà terminés, la FIQ soutient que les résultats semblent indiquer qu'une équipe stable a des effets positifs sur les patients.

On gagne vraiment notre pari. Ça agit sur la qualité de soin. Des patients en CHSLD qui ne marchaient plus, qui marchent parce qu'on a le temps de les soigner. On a aussi des taux d'assurance salaire qui diminuent. On a aussi des professionnels en soin qui disent : "Moi j'avais signé ma retraite. Si le projet ratio continue, je ne partirai pas à la retraite", a réagi Mme Bédard.

D'une durée de quatre mois, le projet pilote mesurera plusieurs indicateurs allant des ressources humaines à la qualité des soins prodigués.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé