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Courir vers le marathon : une expérience à vivre

Un homme court.

L'un de mes entraînements sur une piste de course intérieure.

Photo : Denis-Michel Thibeault

Denis-Michel Thibeault

En septembre dernier, j'ai mis les pieds sur une balance pour la première fois depuis longtemps. Un geste simple, mais qui m'a fait prendre conscience de tellement de choses. J'ai décidé qu'il fallait que je me reprenne en main. Je me suis inscrit à un marathon.

Un marathon est une épreuve qui m'a toujours impressionné et semblé insurmontable. Je pars de tellement loin que même 10 mois d’entraînement me semblent insuffisants.

J’ai toujours été actif, sans être attiré par les épreuves d’endurance, qui demandent de s’investir dans une tâche sans regarder en arrière. Il faut parfois accepter d’avoir mal dans des épreuves d'endurance, et ça, je déteste.

Je mentirais si je disais que courir, c’est toujours amusant. En fait, courir, ça fait souvent mal.

Suivez Denis-Michel Thibeault dans sa chronique Courir vers le marathon, qui sera publiée régulèrement sur ICI Manitoba d'ici au 16 juin.

Courir, c’est choisir d'avoir mal pendant 10 ou 15 km un mercredi soir comme les autres. Des gens, probablement plus optimistes que moi, disent qu’ils courent pour le plaisir. Je cours parce que je sais qu’ultimement ça me fait plus de bien que de mal, même si au septième kilomètre de ma course, samedi dernier, j'étais sur le point de tout remettre en question.

Alors, pourquoi courir? La réponse formatée, et en partie vraie, serait : pour me sentir bien, perdre du poids, relever un défi et être actif. Mais au fond, c’est aussi que je veux découvrir mes limites, affronter mes peurs, m’engager dans un projet qui me dépasse.

Le 16 juin, je vais participer au Marathon du Manitoba.

J’espère traverser le fil d’arrivée en moins de quatre heures. Pour y parvenir, il va me falloir avaler beaucoup de douloureux kilomètres. Je le sais, mais je sais aussi que la satisfaction de traverser le fil d’arrivée va largement compenser toutes les difficultés.

Pour réaliser mon objectif, j’ai décidé de vous inviter à vivre l'expérience avec moi. J’ai choisi de vous rendre des comptes. De cette façon, je sais que je n’abandonnerai pas.

J’ai aussi décidé de prendre un entraîneur pour me pousser plus à fond.

Pourquoi des milliers de personnes choisissent-elles, volontairement, de s’infliger, « pour le plaisir », la souffrance de cette course de 42 kilomètres? Je ne sais pas, mais j’espère que chaque kilomètre que je vais courir sera une manière de le découvrir.

Dans les six mois qui précèdent le Marathon du Manitoba, je vais vous transporter avec moi dans mes entraînements, mes hauts et mes bas. Je vais vous dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je vais vous parler de mon alimentation et de mon plan d’entraînement. Je vais vous parler des mélodies qui me transportent dans mes courses, et de celles où le son de ma voix et de ma respiration est tout ce qui m'habite.

C’est facile de philosopher en disant que la course se pratique durant les quatre saisons, mais comme les saisons, il y a des moments dans mon entraînement qui seront plus agréables que d’autres.

Pendant les six prochains mois, je m’engage à vous raconter mes histoires. J’écris ce blogue pour que chaque kilomètre fasse un peu moins mal, et aussi pour que je trouve la discipline nécessaire pour aller jusqu'au bout. Je souhaite partager avec vous ma réussite le jour où je traverserai le fil d'arrivée.

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