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Une locataire de Saguenay n'en peut plus de la fumée de cannabis de son voisin

Fumée de cannabis
De la fumée de cannabis Photo: iStock
Vicky Boutin

Une locataire de Saguenay ne sait plus à qui demander de l'aide. Elle a des problèmes persistants avec son voisin dans un immeuble de l'Office municipal d'habitation (OMH). L'individu fume du cannabis et la fumée envahit le logement d'à côté.

Malgré les plaintes à répétition de la dame, qui préfère garder l'anonymat, rien n'a changé.

Il fume le matin, il fume le jour, il fume le soir, il fume la nuit, il fume tout le temps. L'odeur, on l'a toujours.

la locataire incommodée

Pourtant l'OMH, qui gère le complexe, a revu le bail de tous ses locataires cet automne pour interdire la marijuana.

Ça fait depuis le mois de septembre que c'est en vigueur et ça fait plus de trois lettres que j'envoie. Rien ne fonctionne encore. C'est pire, confie la locataire.

La dame est de dos. On voit la journaliste Vicky Boutin de face.Vicky Boutin a rencontré la dame incommodée par la fumée secondaire de son voisin. Photo : Radio-Canada

Plaintes bien reçues

À l'OMH, on assure que les plaintes de la dame ont bel et bien été reçues. Le dossier est confidentiel, mais on confirme que le locataire visé a été rencontré.

De façon générale, les gens vont se plaindre, on va faire des avis écrits, il y aura des rencontres avec nos intervenants sociaux communautaires, qui eux vont se déplacer pour aller voir le locataire fautif avec le règlement, explique Ariane Villeneuve, la directrice du service à la clientèle à l'OMH. On se rend jusqu'à environ trois avis, pour ensuite aller à la mise en demeure, puis se rendre à la Régie du logement.

Patience

Le mot d'ordre pour la locataire est donc la patience, car l'OMH doit monter un dossier étoffé avant d'aller à la Régie du logement.

J'ai déjà vu des gens perdre leur logement pour des niaiseries, explique la locataire. Je ne comprends pas que lui soit encore là, après toutes les plaintes que j'ai pu faire, que la police soit intervenue souvent. Je ne comprends pas.

L'interdiction de consommer du cannabis a beau figurer sur le bail, y contrevenir ne mène pas immédiatement à l'expulsion.

Déposer une mise en demeure

La Régie du logement explique que la locataire brimée a toujours l'option de faire une mise en demeure envers son propriétaire.

Si jamais le propriétaire ne donne pas suite à notre mise en demeure, la décision appartient toujours au locataire d'aller ou non à la Régie et d'entreprendre des démarches judiciaires, mentionne le porte-parole de la Régie du logement du Québec, Denis Miron.

Pour l'instant, la locataire patiente, mais elle dit craindre les représailles de son voisin si elle continue à le dénoncer.

Saguenay–Lac-St-Jean

Cannabis