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Démarches laborieuses pour rapatrier le corps de Christine St-Onge, assassinée au Mexique

Christine St-Onge, 41 ans, assassinée au Mexique.

C'est le 13 décembre 2018 que la police mexicaine a annoncé avoir retrouvé le corps de Christine St-Onge.

Photo : Fournie par Sûreté du Québec

Isabelle Richer

Depuis que les autorités mexicaines ont retrouvé le corps de Christine St-Onge, le 13 décembre dernier, la famille se démène pour obtenir le rapatriement de la femme de 41 ans. Sans succès jusqu'à maintenant.

Annie St-Onge, la sœur aînée de Christine, est épuisée. Il y a presque deux mois maintenant qu’elle s’entretient avec les autorités mexicaines, Affaires mondiales Canada, la Sûreté du Québec, le bureau de son député et plusieurs autres personnes dans l’espoir d’accélérer les démarches.

Mais le Mexique multiplie les exigences et les interlocuteurs changent au fil des jours.

« Ce n’est jamais la même personne qui nous parle, personne n’est imputable et on nous donne des réponses contradictoires », se désole Annie St-Onge, qui ne sait plus vers qui se tourner.

Voyage au Mexique

Sa sœur Christine est partie en vacances à la fin de novembre, à Los Cabos, au Mexique, avec un homme qu’elle fréquentait depuis quelques mois seulement. Pierre Bergeron est rentré au pays le 5 décembre dernier et il s’est enlevé la vie.

Le lendemain, la famille de Christine St-Onge se présente à l’aéroport pour accueillir celle-ci comme prévu, mais elle n’y est pas.

Angoisse, incompréhension, désarroi. Ce n’est que le 13 décembre que la police mexicaine annonce avoir retrouvé le corps de Christine St-Onge, dans les fourrés longeant un terrain de golf. Son corps porte des marques de violence. Il est dans un tel état de décomposition que le Mexique propose de l’enterrer en sol mexicain.

« Nous, on s’est opposés à cette proposition. Nous voulions pratiquer une autopsie pour confirmer les résultats obtenus là-bas, explique la sœur de la victime. Mais pour y arriver, il fallait procéder à un embaumement, déposer le corps dans un cercueil scellé, l’envoyer à la morgue, et tout ça supposait des coûts importants. Alors nous nous sommes entendus pour incinérer le corps de Christine. »

Mais les choses se compliquent. Malgré les empreintes dentaires et la photo d’un tatouage identifiant clairement la victime, le Mexique exige qu’Annie St-Onge se rende sur place pour procéder au prélèvement d’un échantillon d’ADN.

Grâce à des négociations, le prélèvement a été fait au Québec et le résultat de l’analyse envoyé aux autorités le 9 janvier dernier.

« On nous avait dit qu’à partir du moment où les autorités mexicaines recevaient cette analyse, il fallait compter un délai de deux semaines pour avoir des réponses. Maintenant, on n’est plus sûrs de rien. On s’est fait dire que deux semaines, c’est une moyenne. Ça pourrait être un mois », ajoute Annie St-Onge, exaspérée.

La famille veut faire son deuil

Les circonstances de la mort de Christine St-Onge sont dramatiques et toute la famille a dû encaisser la tragédie, notamment les deux enfants de la victime.

L’adrénaline nous a tenus. Puis les activités se sont arrêtées pendant la période de Noël et nous avons été submergés par la peine.

Annie St-Onge

Aujourd’hui, la sœur de la victime ressent des malaises physiques à la seule idée de relancer les démarches pour ramener le corps de Christine St-Onge au pays.

La famille souhaite pouvoir enfin se recueillir et amorcer son deuil après le tumulte des derniers mois. Mais les autorités mexicaines ne contribuent vraiment pas à apporter cette paix tant souhaitée.

Justice et faits divers