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La députée de Gaspé contre Galt et toute exploitation des hydrocarbures

Le puits Galt numéro 4 situé à une vingtaine de kilomètres de Gaspé.
Le puits Galt numéro 4 situé à une vingtaine de kilomètres de Gaspé. Photo: Radio-Canada / /CBC

À la suite d'une rencontre avec la compagnie Cuda pétrole et gaz, qui souhaite exploiter le gisement Galt, la députée de Gaspé prend position contre ce projet et contre toute exploitation des hydrocarbures dans sa circonscription.

À propos du gisement Galt, Méganne Perry Mélançon relève certains aspects qui lui semblent imprécis, entre autres, le fait que le projet n’exclut pas complètement la fracturation hydraulique. On nous dit qu’il n’y en aurait pas pendant la première phase, mais ça n’exclurait pas la possibilité par la suite, croit-elle.

Méganne Perry MelançonMéganne Perry Melançon, députée de Gaspé Photo : Radio-Canada / William Bastille Denis

La députée péquiste craint un précédent qui ouvrirait la porte à d’autres projets. D’autres projets qui en sont à la phase exploitation dans le secteur de Gaspé nécessitent inévitablement la fracturation, s'inquiète-t-elle.

Méganne Perry Mélançon croit aussi qu’il y a des risques pour la rivière York, une rivière à saumon. Selon ce qu’elle a appris, un forage horizontal aurait lieu directement sous ce cours d’eau.

Des pêcheurs dans la rivière YorkDes pêcheurs dans la rivière York Photo : Mathieu Dupuis

Alors que l’évaluation environnementale en vue de l’exploitation du gisement Galt est en cours, elle estime que les risques de la réalisation du projet seraient énormes et que les retombées seraient minimes pour la communauté. Elle mentionne entre autres les risques liés au forage ou au transport de pétrole brut par camion sur des routes sinueuses bordant des cours d’eau. Tous ces risques seraient encourus sur une période de 40 ans pour une quantité de pétrole équivalant à 42 jours de consommation à l’échelle québécoise, argumente-t-elle.

La députée presse les citoyens de participer en grand nombre à la consultation et à signifier leur refus du projet Galt. Selon elle, l’acceptabilité sociale n’est plus là.

L'élue demande aussi au gouvernement de mettre fin au processus d’attribution d’un permis à Cuda et à la filière des hydrocarbures. Elle rappelle que son parti avait pris position pour demander de ne plus délivrer de nouveaux permis et de soumettre les projets rendus à la phase exploitation au BAPE.

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