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« Manque de ressources » dans les refuges en raison du froid extrême

Carol Charron répond aux questions d'un journaliste dans les locaux de la Soupe populaire de Hull.

Carol Charron a eu de la difficulté à s'informer au sujet des ressources disponibles pour les personnes dans le besoin.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des intervenants du milieu communautaire dénoncent le manque de ressources dans les refuges pour personnes en situation d'itinérance, une situation exacerbée par le front froid qui sévit dans les régions d'Ottawa et de Gatineau.

Notre capacité, c’est environ 45 lits et [dimanche] on avait 69 personnes, a souligné Louise Beaudoin, infirmière coordonnatrice pour Santé urbaine Ottawa. Elle a indiqué que les employés du centre ajoutent des matelas de sol et des couvertures lorsqu’ils sont au-delà de leur capacité. On manque de ressources humaines pour être capables d’ouvrir les programmes [à plus de gens]. On manque de lits.

C’est l’argent qui est le problème en bout de ligne.

Louise Beaudoin, infirmière coordonnatrice, Santé urbaine Ottawa

Même son de cloche de l’autre côté de la rivière des Outaouais, où près de 40 personnes s’entassent chaque nuit à la halte-chaleur mise en place il y a un mois. Habituellement, une vingtaine de personnes s’y réchauffent, a expliqué Michel Kasongo, directeur général de la Soupe populaire de Hull.

Michel Kasongo répond aux questions de journalistes dans les locaux de la Soupe populaire de Hull.

Michel kasongo, directeur général de la Soupe populaire de Hull.

Photo : Radio-Canada

Malheureusement, par manque de fonds, les heures d’ouverture de la Soupe populaire de Hull n’ont pas changé. Cependant, la halte-chaleur fonctionne sept jours sur sept. Quand on parle de plus de services, on parle de plus de ressources, puis ces ressources-là, ça nécessite de l’argent, a déploré M. Kasongo.

On utilise notre chambre de débordement tous les soirs, a pour sa part mentionné Marie-Claude Desjardins, directrice des services aux usagers du Gîte Ami. Selon elle, il y a absolument un manque de ressources pour que les refuges puissent venir en aide aux personnes itinérantes.

Quand dormir n’est pas une option

Quand elles ne peuvent être admises dans un refuge, certaines personnes doivent faire preuve de créativité. Par exemple, Carol Charron se rend parfois dans des caches de chasseurs dans le parc de la Gatineau.

Lorsqu’il se retrouve sans toit, dormir n’est pas une option.

Par exemple, si tu as les bas ou les gants humides, puis que tu t’endors, quand tu te réveilles, c’est trop tard – tes orteils sont gelés.

Carol Charron

Ses mains et ses doigts, qui présentent des signes évidents d’engelures, témoignent d’ailleurs du temps qu’il a dû passer à l’extérieur par ce froid.

Et ce n'est pas fini. Ce soir et cette nuit, la combinaison des températures qui chuteront de nouveau à près de moins 25 et des vents légers devrait donner un refroidissement éolien de près de moins 35, a souligné lundi Environnement et Changement climatique Canada.

Avec les informations de Josée Guérin et de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

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