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Soutenue par Caroline Néron, une entreprise gatinoise prévoit quadrupler son chiffre d'affaires

Elle parle des difficultés financières de son entreprise.

Caroline Néron

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

Radio-Canada

À l'émission Tout le monde en parle (TLMEP) dimanche, la femme d'affaires Caroline Néron - dans la tourmente en raison des déboires de son entreprise de bijoux - a défendu ses conseils donnés aux entrepreneurs, en citant les succès d'une entreprise gatinoise de produits biodégradables. OLA Bamboo a confirmé lundi avoir quadruplé son chiffre d'affaires en un an.

En étant cité en exemple dans l'émission de Radio-Canada, on réalise d'autant plus ce qui s'est passé dans les deux dernières années, le succès qu'on a eu, et ce qui s'en vient, réagit Jean-Philippe Bergeron, cofondateur d'OLA Bamboo.

L'entreprise fabrique notamment des brosses à dents avec du bambou moso, qui n'est pas consommé par les pandas.

Tout le monde en parle : Caroline Néron cite l'exemple d'une entreprise gatinoise

Le 22 mai 2017, les trois cofondateurs et amis, Simon-Pier Ouellet, Vicky Jodry et Philippe Bergeron sont passés à l’émission Dans l’œil du Dragon, qui permet aux petites entreprises de présenter leurs idées aux dragons, des investisseurs en capital de risque.

Depuis leur passage à l'émission de téléréalité, les résultats de la compagnie née à Gatineau ont fait un bond spectaculaire. Ils prévoient un chiffre d'affaires de 1,3 million de dollars pour la dernière année financière, contre 300 000 dollars en 2017-2018.

Nos résultats financiers ne sont pas complétés encore, c'est difficile d'établir un chiffre. C'est une prévision, le 1,3 million. Probablement que ça va peut-être tourner autour de ça, nuance toutefois M. Bergeron.

OLA Bamboo, quand je les ai rencontrés sur le show, ils avaient 30 000 de chiffre d'affaires, une trentaine de clients.

Caroline Néron, sur le plateau de Tout le monde en parle

Avant même que l'émission sorte, j'étais allée voir par moi-même Jean Coutu, Pharmaprix, Uniprix, Brunet, Costco, Métro. Je leur ai ouvert 1000 points de vente. Ils sont passés de 300 000 à 1,3 million. Juste avec l'expansion naturelle de ces points de vente là, ils devraient passer à 2,3 cette année a détaillé Caroline Néron à TLMEP, se défendant des attaques sur la mauvaise gestion de sa propre entreprise spécialisée dans la vente de bijoux.

La femme d'affaires faisait partie des dragons lors de la saison 6 de l'émission de téléréalité. Elle s'est récemment placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

Caroline nous a beaucoup aidés en matière de développement des clients dès le départ. Elle nous a aidés à rencontrer rapidement les grosses chaînes de pharmacie.

Jean-Philippe Bergeron

Ce n'est pas seulement grâce aux pharmacies que la compagnie enregistre de tels résultats. Elle doit aussi son succès à son site Internet, aux boutiques indépendantes et aux campagnes de financement.

On ne peut pas attribuer notre succès uniquement aux pharmacies, c'est aussi un ensemble de facteurs, souligne Simon-Pier Ouellet.

Les trois cofondateurs ont aussi pu quitter leur emploi pour se consacrer à temps plein à l'entreprise. Simon-Pier Ouellet était journaliste, Vicky Jodry, animatrice à Rouge, et Jean-Philippe Bergeron, étudiant au baccalauréat en éducation.

Trois personnes assises dans un studio télé de Radio-Canada à Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De gauche à droite : Simon-Pier Ouellet, Vicky Jodry et Philippe Bergeron.

Photo : Radio-Canada / Agnès Chapsal

Viser le zéro déchet

Tout a commencé quand des amis des trois jeunes entrepreneurs ont voulu essayer le zéro déchet local.

On avait des amis autour de nous qui [...] voulaient se lancer dans un mode de vie plus écologique, et qui cherchaient des brosses à dents en bambou. Souvent, ce qu'on trouvait ici au Québec, c'était des compagnies étrangères, et c'était aussi emballé dans du plastique. Pourquoi ne pas faire notre propre version de brosses à dents en bambou?, explique Vicky Jodry.

En dépit des résultats financiers encourageants, c'est la mission première de l'entreprise qui fait la plus grande fierté des cofondateurs.

C'est de réduire les déchets de plastique. Plus il y a de gens qui achètent nos produits, moins il y a de plastique dans l'environnement.

Simon-Pier Ouellet, cofondateur d'OLA Bamboo

Les trois entrepreneurs envisagent leur avenir sereinement. De nouveaux produits devraient notamment voir le jour dans les prochaines années. La compagnie songe d'ailleurs à se tourner davantage vers le marché du Canada anglais.

Ottawa-Gatineau

Économie