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La Côte d'Ivoire à la rescousse des Coyotes de La Cité en basketball

Deux joueurs des Coyotes posent, ballon à la main, devant un panier de basketball
Salim Coulibaly et Ylane Kouassi ont été recrutés par La Cité grâce à un partenaire en Côte d'Ivoire Photo: Radio-Canada / Jonathan Jobin
Jonathan Jobin

Le Collège La Cité d'Ottawa fait preuve d'imagination pour attirer des joueurs au sein de ces équipes sportives. Depuis deux ans, le programme de basketball des Coyotes fait du recrutement en Afrique.

Avec seulement 5 000 étudiants, La Cité va souvent à la guerre mal outillée face à des écoles qui comptent cinq ou dix fois plus d'étudiants comme le collège Algonquin (55 000 étudiants), son rival d'Ottawa, ou Seneca (100 000 étudiants).

Pour régler une partie du problème, l'équipe de basketball de la Cité s'est associée à un entraîneur de la Côte d'Ivoire pour dénicher des joueurs de talent qui voudraient poursuivre leurs études au Canada.

Le bassin de joueur de qualité pour un collège francophone est extrêmement réduit. On a tenté de diversifier les possibilités d'entrées de joueurs avec ce partenariat, souligne Namory Kone, l'entraîneur adjoint de l'équipe.

La formation a réussi à attirer deux joueurs, jusqu'ici. Ylane Kouassi vient tout juste de terminer ses études au collège, alors que Salim Coulibaly poursuit ses études, tout en portant l'uniforme des Coyotes.

Un joueur de basketball se dirige vers le camp adverse, ballon à la mainYlane Kouassi, lors d'un match des Coyotes Photo : Courtoisie / La Cité

Ça fonctionne bien jusqu'ici. Nous avons eu deux joueurs de qualité, non les moindres, qui ont chacun apporté du talent et de la discipline.

Namory Kone, entraîneur adjoint des Coyotes de La Cité

Ces deux joueurs ont porté les couleurs de l'équipe nationale ivoirienne, avant d'être recrutés par La Cité. Ils ont participé à plusieurs compétitions nationales et internationales, ce qui leur permet d'avoir les atouts nécessaires pour jouer dans la ligue collégiale ontarienne.

Sur une population de plusieurs millions de jeunes dans le pays, être sélectionné, c'est vraiment un parcours du combattant, image l'entraîneur adjoint pour faire état de leur talent.

Une grande aventure

Les joueurs ivoiriens n'ont pas hésité une seconde à embarquer dans le projet. Pour eux, jouer au basketball au Canada, tout en recevant une éducation, allait de soi.

J'ai quitté ma famille et tout ce que j'avais pour venir étudier ici. Mais, je ne regrette rien parce qu'être un joueur à La Cité donne beaucoup d'atout.

Salim Coulibaly, joueur de basketball des Coyotes de La Cité

C'est une grande aventure pour moi, dit Salim Coulibaly. Le géant de plus de deux mètres a tous les atouts physiques pour réussir dans son sport. Malgré tout, il a dû s'adapter à un autre style de jeu.

Un joueur lance le ballon en direction du panier lors d'un match de basketballLe joueur Salim Coulibaly lors d'un match avec les Coyotes de La Cité Photo : Courtoisie / La Cité

C'est une nouvelle ligue pour moi et un nouveau domaine. Je m'en sors pas mal. Je crois que je vais y arriver et devenir un des meilleurs joueurs [de la ligue], rigole le joueur de centre.

Son compatriote, Ylane Kouassi, a pour sa part trouvé que le jeu est un peu moins rude au Canada. Je ne dirai pas que c'est soft, mais c'est comme la FIBA et la NBA. Les arbitres appellent certaines fautes en FIBA qui passent en NBA. C'est la même chose ici, explique le joueur, qui voudrait maintenant se tourner vers le basketball universitaire.

Malgré de nombreux obstacles pour le recrutement de joueurs ivoiriens, dont les importants frais d'études et le visa, La Cité voudrait augmenter le recrutement de joueurs africains.

Les Coyotes tentent d'ailleurs de régler les procédures pour quatre étudiants potentiels, qui pourraient porter leurs couleurs d'ici la fin de la saison.

En matière de joueurs, ce n'est pas encore à une grande échelle. Mais, on voudrait que ce soit le cas, conclut Namory Kone.

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