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S’amuser pour apprendre le français à Moose Jaw

Une femme sourit devant un micro de radio.
La directrice de l'Association communautaire fransaskoise de Moose Jaw, Chantal Amstad, estime que le jeu est un bon moyen d'apprendre le français. Photo: Radio-Canada / Miriane Demers-Lemay

Alors que le français lutte pour se maintenir dans certaines communautés de la Saskatchewan, la directrice de l'Association communautaire fransaskoise de Moose Jaw (ACFMJ), Chantal Amstad, estime que le fait de s'amuser est un bon moyen d'apprendre la langue de Molière.

« On réalise que le contexte et l'ambiance dans lesquels on met un enfant, ou même un adulte, quand c'est pour jouer, il y a beaucoup moins de pression et beaucoup moins de stress. On se laisse donc beaucoup plus aller, on prend plus de chances et on se permet de faire des erreurs parce que c'est dans un contexte de jeu », explique-t-elle.

Le groupe de jeu Parents et Petits a d’ailleurs tenu une activité samedi, à Moose Jaw, pour permettre aux familles de jouer ensemble, en français.

« Le groupe Parents et Petits, c’est un moyen de développer l'intérêt pour le français à un plus jeune âge », résume Chantal Amstad. D’après elle, cela permet aux parents de s’impliquer dans le processus d’apprentissage du français auprès de leur enfant.

« Ces groupes permettent aux adultes, même s'ils ne sont pas francophones à la base, d'avoir une petite base de français en même temps que leur enfant et de pouvoir les accompagner dans cet apprentissage-là », ajoute-t-elle.

Chantal Amstad estime que le fait d’apprendre en s’amusant permet d’avoir une expérience positive par rapport à la langue.

Cela donne beaucoup plus envie de retourner vers le français par la suite.

Chantal Amstad, directrice de l'Association communautaire fransaskoise de Moose Jaw (ACFMJ)

« Ce n'est pas une expérience qui se trouve à être coercitive ou faite de manière disciplinaire et autoritaire. C'est comme si l'enfant avait l'option et ses expériences seront tellement positives que cela va lui donner le goût de revenir vers le français », explique-t-elle.

La responsabilité des organismes communautaires

Selon Chantal Amstad, l’une des responsabilités des organismes communautaires est de permettre aux gens de vivre des expériences en français.

« Les outils qu’on a développés pour nos cours de français sont une très bonne manière de remplir le mandat d'avoir le français accessible à tous, mais également d'offrir une variété d'activités », explique-t-elle en ajoutant que cette diversité permet de toucher plus de gens.

« On réalise que de plus en plus de gens qui suivent nos cours de français vont venir à nos activités également », constate-t-elle.

« Notre attitude plutôt inclusive et ouverte à tous permet aux gens de mettre de côté leur gêne par rapport au fait qu'ils ne connaissent pas nécessairement aussi bien le français que d'autres », ajoute-t-elle, en précisant que cela permet aux gens d’avoir un aperçu de la langue française, mais aussi de la culture francophone.

Avec les informations de l’émission Point du Jour

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