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Plus de 51 000 signatures pour réclamer l’état d’urgence au Nunavik

Une photo de Mary Simon.
Mary Simon veut qu'il y ait plus de ressources pour lutter contre le suicide au Nunavik. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

Une pétition qui réclame l'état d'urgence au Nunavik pour lutter contre la vague de suicides vient d'atteindre 51 500 signatures.

Le document, lancé en novembre par la militante inuite Mary Simon et qui vise à atteindre 55 000 signataires, réclame que les gouvernements du Québec et du Canada interviennent rapidement pour lutter contre la vague de suicides.

En 2018, plus de 15 personnes se sont enlevé la vie dans la région. Onze d'entre elles habitaient le petit village de Puvirnituq, dont la population est estimée à 1800 habitants.

Mary Simon a lancé la pétition après avoir assisté aux funérailles de sa cousine de 22 ans, Nathalie May.

Une jeune femme autochtone sourit en étant à l'extérieur. Natalie May fait partie des personnes qui se sont suicidés au Nunavik. Selon sa tante Mary Simon, elle aimait passer du temps à l'extérieur et elle était amicale avec tout le monde. Photo : Famille de Natalie Simon

« Nous avons besoin du soutien du public, et pas seulement des habitants du Nunavik, pour montrer que l’extérieur appuie nos efforts dans la lutte contre le suicide », affirme la militante de longue date.

Elle souhaite que les premiers ministres du Canada et du Québec, Justin Trudeau et François Legault, désignent des représentants chargés de mettre en place une stratégie de prévention du suicide et d’intervention en matière de santé mentale.

Plus de ressources

Le nombre de signatures encourage Mary Simon à passer à la prochaine étape de sa campagne. Elle espère obtenir des rencontres avec les cabinets des ministres concernés par ce dossier pour mettre de l’avant les besoins du Nunavik en février.

« Le Cabinet fédéral a changé, alors je crois qu’il va y avoir beaucoup de temps consacré à l’éducation de certains ministres nommés pour notre région », explique la militante.

Mary Simon affirme que les ressources en santé mentale sont insuffisantes au Nunavik et que le gouvernement connaît bien la situation. Elle ajoute qu’il faut que ce type d’aide soit accessible dans les plus petits villages, bien qu’elle soit offerte à l’hôpital de Kuujjuaq.

Nous n’avons pas de services de diagnostic et les personnes qui ont besoin de suivi régulier n’ont pas d’endroit où aller.

Mary Simon, militante inuite.

Selon Mary Simon, lorsque sa nièce a séjourné à Ottawa, elle avait accès à ces ressources d’aide, mais ces services n’étaient plus disponibles à son retour dans sa communauté.

« Nous ne montrons personne du doigt. Nous essayons simplement d’informer les gens et de démontrer aux gouvernements fédéral et provincial qu’il s’agit d’un problème qu’ils doivent regarder de plus près », conclut l’ancienne chef.

Avec les informations de CBC.

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