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Carlos Ghosn propose de porter un bracelet électronique pour être libéré sous caution

Carlos Ghosn, ex-président de Nissan, au Mondial de l'Auto de Paris, à Paris, le 1er octobre 2018.
La nouvelle demande de libération sous caution de Carlos Ghosn sera étudiée lundi. Photo: Reuters / Regis Duvignau
Radio-Canada

L'ancien patron de Nissan, détenu au Japon depuis deux mois, demande une nouvelle fois à être libéré sous caution. Tout en clamant son innocence, l'homme d'affaires promet de ne pas quitter le pays et propose de porter un bracelet électronique.

Cette proposition n’est pas courante au Japon, qui a pour habitude de maintenir les suspects en détention jusqu’au procès.

L’offre de Carlos Ghosn, inculpé pour abus de confiance et malversations financières, doit être étudiée lundi par le tribunal de Tokyo. Ce dernier a déjà rejeté à plusieurs reprises les demandes de mises en liberté de l’homme de 64 ans.

La justice avait alors évoqué des risques de fuite de la part de celui qui demeure officiellement président-directeur général de l’entreprise française Renault.

« Alors que le tribunal doit examiner ma demande de liberté sous caution, je veux souligner que je résiderai au Japon et que je respecterai toutes les conditions demandées par le tribunal », a fait savoir dimanche Carlos Ghosn par voie de communiqué.

Il veut engager des agents de sécurité pour surveiller ses mouvements

Incarcéré depuis 64 jours, « sans perspective de remise en liberté », écrit-il, l’industriel libano-brésilo-français promet de s’installer dans un appartement à Tokyo, déjà trouvé par sa famille, et de rendre ses trois passeports.

Il a aussi avancé l’idée d’embaucher des agents de sécurité, approuvés par le tribunal et qu’il paierait de ses propres fonds, afin de surveiller ses mouvements.

Il s’engage aussi à s’abstenir de contacter les personnes liées à cette affaire et à assister à tout procès qui pourrait s'ensuivre « non seulement parce que j'y suis obligé juridiquement, mais parce que je suis désireux d'avoir enfin l'occasion de me défendre ».

Carlos Ghosn est accusé notamment d’avoir minimisé son salaire pendant huit ans et d’avoir fait passer dans les comptes de Nissan, un groupe japonais, des pertes financières personnelles.

« Je ne suis pas coupable des accusations qui pèsent contre moi et j'ai hâte de défendre ma réputation devant le tribunal », ajoute-t-il dans ce texte.

« Ce qu’il subit est violent », dit sa femme

Interpellé par les forces de l’ordre le 19 novembre au Japon, à la descente de son avion privé, l’ancien homme fort du secteur automobile mondial vivrait dans « des conditions de détention déplorables, voire inhumaines », selon son épouse.

Dans le magazine Paris Match, Carole Ghosn a évoqué une garde à vue destinée à « faire craquer » son mari, qui « va se battre de toutes ses forces ».

« Il faut savoir que mon mari ne voit pas le jour, la lumière de sa cellule est constamment allumée, il n'a pas le droit d'écrire ni de s'allonger sauf aux heures autorisées, le reste du temps il doit rester assis, visage découvert. Ce qu'il subit est violent », s'est insurgée Mme Ghosn, qui a écrit au président français Emmanuel Macron.

« Je sais qu'il a perdu 10 kilos et a dû interrompre le traitement qu'il prenait pour le cholestérol. L'ambassadeur de France au Japon le trouve très faible ces derniers temps, ce qui n'est pas pour me rassurer », a-t-elle ajouté, tout en se disant « très inquiète » pour la santé de son mari.

Ce dernier souffre, selon elle, de « problèmes artériels ».

Lors d'une première comparution publique le 8 janvier, Carlos Ghosn est apparu amaigri. Il s'est dit accusé à tort et a affirmé avoir « toujours agi avec intégrité ».

Avec les informations de l’AFP, Reuters et AP

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