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La police de Regina s’inquiète de l’exploitation sexuelle de mineurs sur Internet

Un écran d'ordinateur sur lequel est affichée une carte du Canada montrant les lieux de présence potentielle de pornographie juvénile à l'aide de points rouges.
Le logiciel utilisé par l'Unité contre l'exploitation sexuelle des enfants permet de voir quels ordinateurs sont potentiellement en train de s'échanger de la pornographie juvénile. Cette carte montre l'état des faits un vendredi après-midi. Photo: Radio-Canada

Le chef de police de Regina estime que le problème d'exploitation sexuelle de mineurs atteint des sommets et voudrait y consacrer plus de ressources, tout en admettant qu'il s'agit d'un problème sans fin.

« J’ai sincèrement l’impression que je pourrais affecter une centaine d’agents à la détection de l’exploitation en ligne et qu’ils auraient tous suffisamment de travail », déplore le chef de police, Evan Bray. Il soutient toutefois que le problème n’est pas propre à Regina.

L’Unité contre l’exploitation sexuelle des enfants (ICE) s’attaque aux personnes produisant ou échangeant de la pornographie juvénile de même qu’à celles qui tentent de tromper des jeunes sur le web.

Selon le chef de police, le nombre d’enquêtes relatives à l’exploitation de mineurs en ligne a doublé au cours des cinq dernières années, alors que les ressources qui y sont consacrées par la police sont demeurées inchangées.

L’unité est le fruit du partenariat entre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les services de police de Saskatoon, de Prince Albert et de Regina. Elle compte aujourd’hui 11 agents, dont 3 de Regina, mais ce nombre pourrait augmenter, convient Evan Bray.

« L’unité est l’un des services où l’on note un besoin de sang neuf, et nous l’avons précisé dans le plan de financement triennal », explique-t-il.

Garder l’équilibre

La tâche est toutefois ardue, selon le chef de police, qui rappelle la nécessité de maintenir un certain équilibre entre les différents services, puisque d’autres types de crimes sont également en croissance.

« Nos vols de voiture explosent, les problèmes liés à la méthamphétamine sont inédits, et les armes à feu continuent à proliférer dans la ville », explique Evan Bray.

Selon lui, l’augmentation de la demande pour les services policiers combinée à l’absence d’élasticité des budgets pourrait conduire la police de Regina à diminuer son travail communautaire pour mieux s’attaquer au crime.

Avec les informations de Geoff Leo

Saskatchewan

Forces de l'ordre