•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le ton monte entre le CISSS de la Gaspésie et deux de ses syndicats

Un médecin  marche dans un corridor d'hôpital
D’après un syndicat, le CISSS de la Gaspésie tente de le faire taire et de limiter ses contacts avec les travailleurs. Photo: Radio-Canada
Joane Bérubé

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Gaspésie a écrit aux deux syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN pour interdire la présence sans autorisation de représentants syndicaux sur les lieux de travail.

Dans une lettre datée du 18 janvier et adressée au président du Syndicat du personnel de bureau Simon Rochefort, l’adjointe à la direction des ressources humaines du CISSS, Caroline Stevens, indique que les représentants syndicaux n’ont pas à se rendre sur les unités de travail pour rencontrer les employés.

La gestionnaire rappelle que le syndicat dispose de locaux pour rencontrer les employés syndiqués.

Mme Stevens précise qu’il s’agit d’un rappel et que le CISSS pourrait entreprendre des procédures.

En espérant que ces derniers [les représentants syndicaux] agissent en conséquence, sans quoi nous devrons prendre les procédures qui s’imposent et ainsi nous adresser au tribunal du travail.

Extrait de la lettre du CISSS de la Gaspésie expédiée au président du Syndicat du personnel de bureau, affilié à la FSSS-CSN

Réactions syndicales

Le président du Syndicat du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie, Simon Rochefort, estime qu’il s’agit là de mesures de représailles face à la dénonciation par son syndicat de mauvaise gestion et de comportements intimidants de la part de gestionnaires du CISSS.

L’employeur, dit-il, réagit à notre sortie publique de la semaine dernière en essayant de nous menacer, en essayant de nous intimider, pour après ça nous confiner dans notre local syndical. C’est inacceptable.

D’après M. Rochefort, le CISSS tente de faire taire le syndicat et de limiter ses contacts avec les travailleurs.

Le président du syndicat, qui est en poste depuis environ 18 mois, indique ne pas avoir eu d’autres échanges sur le sujet avec le CISSS de la Gaspésie et y voit une ingérence dans les démarches syndicales.

Ce n’est pas vrai que l’employeur va nous confiner et dicter la manière dont on doit exercer notre travail syndical.

Simon Rochefort, président du Syndicat du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie
Un homme en détresse psychologiqueLa semaine dernière, le Syndicat des employés de bureau a publié un communiqué pour dénoncer des pratiques de gestion qui auraient un impact important sur la santé psychologique des employés des services administratifs du CISSS de la Gaspésie. Photo : iStock

Il rappelle que certaines situations, relatives entre autres à la santé et à la sécurité, nécessitent un constat sur place de la part du syndicat.

Si quelqu’un m’interpelle dans un corridor, je ne peux pas lui dire : désolé, je n’ai pas le droit de te parler, fait valoir M. Rochefort.

Simon Rochefort reconnaît que l’activité syndicale ne doit pas empêcher les gens de livrer leur prestation de travail.

Il assure que cela n’a jamais été le cas. En aucun temps, dit-il, on a exercé ce genre de présence sur le terrain, d’empêcher les gens de travailler et les bénéficiaires de recevoir des services. Jamais cela n’a été fait de la part de nos officiers syndicaux, ce n’est pas comme cela qu’on travaille.

Le syndicat a écrit au CISSS pour lui faire part de sa version des faits. Des avocats ont aussi été consultés pour évaluer la possibilité de recours.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Emploi