•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Justin Trudeau vante son bilan et attaque le Parti conservateur

Le reportage de Fanny Olivier

Devant ses députés, le premier ministre Justin Trudeau a attaqué dimanche Andrew Scheer, le chef du Parti conservateur, son principal adversaire pour sa réélection cet automne. Selon le chef libéral, qui a vanté les mérites de son gouvernement, les conservateurs n'auraient aucun plan pour améliorer le quotidien des Canadiens.

Le Parti conservateur (PC), « c’est encore le parti de Stephen Harper », a lancé Justin Trudeau, à Ottawa, devant ses députés, en affirmant que ses opposants n'avaient aucun plan pour s'attaquer aux changements climatiques et bonifier l'économie du pays.

« Peu importe le leader », que ce soit « Stephen Harper [ou] Andrew Scheer », ce sont des « propos qui divisent », des « coupures dans les services et la volonté de retourner en arrière », a insisté le premier ministre dans un discours aux accents militants.

« Ça ne changera jamais. […] Heureusement, les Canadiens le savent. En 2015, ils en ont eu assez. Ils ont voté pour le changement », a-t-il poursuivi, quelques mois avant le lancement de la campagne électorale, dont le scrutin est prévu le 21 octobre prochain.

Avec les élections qui approchent, nous aurons la chance et la responsabilité de mesurer notre vision du Canada à celle des conservateurs.

Justin Trudeau, premier ministre

Élu dans la circonscription de Papineau, Justin Trudeau a notamment vanté les avancées des libéraux pour diminuer les impôts et le chômage et a mentionné l'Allocation canadienne pour enfants comme exemple de réussite de son gouvernement.

Le Québec au cœur du scrutin

Le premier ministre du Québec, François Legault, et son homologue fédéral Justin Trudeau. Le premier ministre Justin Trudeau ne se prononce pas sur le test des valeurs voulu par le gouvernement Legault pour les nouveaux arrivants. Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Trois jours après une nouvelle rencontre entre Justin Trudeau et François Legault, durant laquelle ce dernier a demandé à son homologue fédéral de « passer à l’action », les élus libéraux ont profité de la fin de semaine pour vanter la bonne entente avec le nouveau gouvernement caquiste.

« Avec Québec, on a de très bonnes relations », a souligné François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure, mettant de l’avant des discussions sur « la ligne bleue » du métro de Montréal et le « projet structurant de tramway à Québec ».

Le Québec est entendu haut et fort et on va continuer.

François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure

De son côté, le nouveau venu au Conseil des ministres David Lametti a assuré que les troupes sont déjà à pied d’œuvre au Québec pour offrir un deuxième mandat à Justin Trudeau.

« On a une quarantaine de députés ainsi que des ministres qui sont bien branchés sur le terrain. Même les ministres ont fait beaucoup de porte-à-porte », a avancé le député de LaSalle-Émard-Verdun.

Andrew Scheer contre-attaque

Le chef conservateur Andrew Scheer à la Chambre des communes. Le chef conservateur Andrew Scheer croit que les politiques de Justin Trudeau coûtent cher aux Canadiens. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Présent dans la région de Toronto, le chef du PC a répliqué à Justin Trudeau. Devant des militants de son parti, il a longuement critiqué les actions menées par le gouvernement libéral.

« Vous payez tous pour les erreurs de Justin Trudeau. Ses échecs ont des conséquences bien réelles », a-t-il assuré.

« Les Canadiens ne peuvent pas améliorer leur sort », a-t-il ajouté sur Twitter.

La vie coûte déjà assez cher et les politiques de Justin Trudeau empirent les choses.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Silence de Trudeau sur les controverses internationales

Justin Trudeau est en revanche resté silencieux au sujet des controverses internationales visant le Canada, dont ses relations orageuses avec la Chine après l'arrestation de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis.

Quelques jours plus tard, la Chine a emprisonné Michael Kovrig, un diplomate canadien en sabbatique, et Michael Spavor, un entrepreneur, en vertu d'allégations vagues relativement à la sécurité nationale du pays. La semaine dernière, un troisième Canadien emprisonné, Robert Lloyd Schellenberg, a reçu la peine ultime pour sa condamnation de trafic de drogue.

Le premier ministre a aussi éludé deux autres problèmes du Canada sur la scène internationale.

De l'incertitude plane autour de l'économie canadienne concernant les relations avec l'administration de Donald Trump à Washington, notamment au sujet de la ratification du nouvel accord commercial nord-américain et des sanctions américaines sur l'acier et l'aluminium canadiens.

Le Canada est aussi en froid avec l'Arabie saoudite depuis le mois d'août, lorsque le prince héritier Mohammed ben Salmane a réagi fortement à un micromessage de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui appelait à la libération de prisonniers politiques. L'Arabie saoudite a expulsé l'ambassadeur canadien, a gelé ses investissements au Canada et a rappelé ses citoyens étudiant au Canada.

Plus tôt ce mois-ci, le Canada a accueilli Rahaf Mohammed en tant que réfugiée de l'Arabie saoudite parce qu'elle disait fuir une famille violente.

Avec les informations de Fannie Olivier et de La Presse canadienne

Politique fédérale

Politique