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Tshisekedi vainqueur de la présidentielle en RDC

Felix Tshisekedi président élu de la RDC

La Cour constitutionnelle a confirmé la victoire de Félix Tshisekedi à l'élection présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo.

Photo : Reuters / Baz Ratner

Reuters

La Cour constitutionnelle a confirmé dimanche matin la victoire de Félix Tshisekedi à l'élection présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC), rejetant le recours pour fraude déposé par un autre candidat d'opposition, Martin Fayulu, arrivé officiellement deuxième du scrutin.

L'élection doit ouvrir la voie à la première transition pacifique du pouvoir dans l'histoire de la RDC dont le président sortant, Joseph Kabila, en place depuis 2001, avait décidé de ne pas se représenter en application des dispositions sur la limitation des mandats présidentiels.

Selon les résultats annoncés le 10 janvier par la Commission électorale nationale (Céni), Félix Tshisekedi a remporté l'élection avec 38,57 % des suffrages devant Martin Fayulu et le candidat choisi par Kabila, l'ancien ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary.

Mais l'équipe de campagne de Fayulu a rejeté ces résultats, affirmant que Fayulu avait recueilli 61,51 % des voix contre seulement 18,86 % pour Tshisekedi.

Décision rejetée par Fayulu

Martin Fayulu a qualifié la décision de la Cour constitutionnelle de « putsch constitutionnel ». Le candidat de la coalition d'opposition Lamuka avait déjà dénoncé « des résultats qui n'ont rien à voir avec la réalité des urnes ».

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui avait déployé 40 000 observateurs le jour du scrutin, a déclaré que le vainqueur annoncé par la Céni ne correspondait pas à celui issu de son propre décompte. Elle n'a cependant pas donné le nom de celui qu'elle considère comme le vainqueur.

Avant même la proclamation des résultats officiels, la suspicion régnait : des observateurs ont signalé des irrégularités et des rumeurs faisaient état de négociations
secrètes entre le gouvernement Kabila et Tshisekedi, soutenu par l'ancien président de l'Assemblée nationale Vital Kamerhe, en vue d'un partage du pouvoir.

L'équipe de campagne de Tshisekedi et Kabila ont nié avoir conclu un tel accord.

Dans un entretien téléphonique, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le parti au pouvoir avait « pris note » de la décision de la Cour constitutionnelle.

« Félix Tshisekedi va devenir le cinquième président de la République », a dit Lambert Mende.

Cette décision ne devrait cependant pas faire taire les critiques, la Cour constitutionnelle étant considérée comme favorable à Kabila, et pourrait provoquer un regain des violences dans le pays.

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