•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La date limite approche pour l'extradition de Meng Wanzhou

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, portant tuque et châle en compagnie d'un agent de sécurité à Vancouver, le 12 décembre 2018.
Les autorités américaines ont jusqu'à la fin du mois de janvier pour déposer leur demande d'extradition de Meng Wanzhou. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck

Les autorités américaines s'approchent d'une date limite importante concernant l'extradition de la directrice financière du géant des télécommunications chinois Huawei. La demande officielle d'extradition de Meng Wanzhou doit être transmise aux autorités canadiennes avant la fin du mois de janvier.

Vendredi, un porte-parole du ministère canadien de la Justice a déclaré que les États-Unis n'avaient toujours pas déposé les documents nécessaires dans l'affaire Meng.

Il a précisé que les Américains ont jusqu'au 30 janvier pour se manifester sinon des avocats spécialisés en matière d'extradition pourraient réclamer la libération de la femme d'affaires arrêtée le 1er décembre.

En vertu de la loi canadienne sur l'extradition, les États-Unis disposent de 60 jours, à compter de la date de l'arrestation de Mme Meng, pour déposer une demande d'extradition officielle.

Le ministère américain de la Justice a refusé d'en dire davantage au sujet de l'affaire Meng, sauf pour assurer qu'elle n'est pas affectée par la paralysie partielle qui touche l'administration fédérale.

Libérée en vertu de la loi?

L’avocat spécialisé dans les cas d'extradition Gary Botting affirme que le ministre de la Justice David Lametti sera forcé de libérer Mme Meng si les États-Unis ne respectent pas le délai.

L'avocat Donald Bayne, qui a représenté le professeur d'Ottawa Hassan Diab dans une autre cause d'extradition, considère pour sa part qu'il n'est pas inhabituel que la demande officielle se fasse attendre. Il croit que les documents seront déposés à temps.

« Les Américains ont provoqué tout cela jusqu'à présent. Ils ne pourraient jamais dire sans rire : “Ouais, on a décidé de laisser tomber” ou “Oups, on n'avait rien de concret dans notre dossier” », analyse l'avocat établi à Ottawa.

Arrêtée à la demande des États-Unis

La police canadienne a procédé à l'arrestation de Mme Meng à l'aéroport de Vancouver, le 1er décembre, à la demande des autorités américaines, qui réclament son extradition pour faire face à des accusations de fraude.

La directrice financière de Huawei a été libérée moyennant une caution de 10 millions de dollars canadiens, mais elle doit demeurer dans sa résidence de Vancouver. Elle doit revenir en cour le 6 février afin de déterminer une date pour la suite des procédures.

Selon les États-Unis, elle aurait menti à des institutions bancaires américaines au sujet d'un stratagème visant à permettre à Huawei de contourner les sanctions imposées à l'Iran.

L'arrestation de Meng Wanzhou a déclenché la colère de Pékin et entraîné un conflit diplomatique entre le Canada et la Chine. Le gouvernement chinois soutient que Mme Meng n'a rien à se reprocher et exige sa libération sans quoi le Canada subira de graves conséquences.

Procès et poursuites

Justice et faits divers