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Priorité à la sécurité à motoneige, malgré un froid polaire

Opération dans le cadre de la Semaine internationale de la sécurité à motoneige

Opération dans le cadre de la Semaine internationale de la sécurité à motoneige

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Joane Bérubé

La Fédération des clubs de motoneige du Québec organise durant la fin de semaine des journées portes ouvertes sur ses sentiers. Le weekend est aussi celui du lancement de la Semaine internationale de la sécurité à motoneige.

À cette occasion, au cours de la fin de semaine, des policiers de la Sûreté du Québec se joignent aux équipes de patrouilleurs bénévoles des clubs de motoneige pour organiser différentes opérations à des endroits stratégiques sur le plan de la sécurité.

Deux policiers et trois patrouilleurs

L'équipe restera plus d'une heure à l'intersection des pistes de ski et de motoneige.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Samedi matin, deux policiers du poste de Matane, les sergents Philippe Buteau et Luc Deschênes, et trois patrouilleurs du Club des amoureux de la motoneige se sont donc installés à l'une des quatre intersections de la piste de motoneige et de la piste de ski de fond.

Un policier assis sur une motoneige

Le sergent Philippe Buteau surveille l'arrêt obligatoire que doivent effectuer les motoneigistes à l'intersection de la piste de ski de fond.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Chaque année, rapporte un des deux policiers, le club nous appelle parce que des skieurs craignent de se faire happer par des motoneigistes qui négligent de stopper leur véhicule aux arrêts.

Un motoneigiste montre ses papiers à un policier

Beaucoup de motoneigistes sont habitués aux contrôles et répondent rapidement aux demandes des policiers.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Ces équipes en profitent pour vérifier si les motoneigistes ont en leur possession leur permis de circuler, les enregistrements de la motoneige et les assurances requises.

Un numéro de série est accolé à chaque motoneige. Les policiers vérifient si ce numéro est bien celui indiqué sur les enregistrements du véhicule.

Deux policiers discutent avec un motoneigiste

Les policiers vérifient le numéro de série du véhicule mais aussi sa conformité avec la réglementation..

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Amoureux de l’hiver, Georges Fournier aime le froid et préfère un voyage dans le Grand Nord, où il est allé une dizaine de fois, à un voyage dans le Sud.

Il roule à motoneige depuis bientôt 50 ans. En décembre dernier, il est devenu chef patrouilleur du Club des amoureux de la motoneige de la région de Matane pour un mandat de deux ans.

Un motoneigiste avec un dossard orange

Chef patrouilleur du Club des amoureux de la motoneige, Georges Fournier, veille à la sécurité dans les sentiers de la région de Matane.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

L’homme est déjà agent de surveillance des sentiers depuis une quinzaine d’années.

Il s’implique, dit-il, plus activement depuis environ cinq ou six ans. Il parcourt les sentiers de son terrain de jeu, cinq à six jours par semaine.

On va forcer, dit-il, sur les fins de semaines, vendredi, samedi, dimanche. C’est important puisqu’il y a plus de trafic. On pousse surtout sur la sécurité comme garder son côté du sentier, pas de vitesse, faire attention quand on sort dans les bars le vendredi et le samedi soir. 

Comme tous les patrouilleurs bénévoles, Georges Fournier paie lui-même l’essence et les frais d’entretien de sa motoneige.

Un motoneigiste avec un dossard de sécurité debout dans la neige

Georges Fournier patrouille les sentiers de motoneige de la Matanie depuis une quinzaine d'années

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Georges Fournier peut effectuer environ 25 contrôles par journée de motoneige. Quand il nous voit apparaître, ça ralentit.

Il estime qu’une présence accrue des agents de surveillance et celle des policiers de la Sûreté du Québec sont de bons éléments dissuasifs pour les motoneigistes délinquants.

Comme plusieurs clubs de motoneige de l’Est-du-Québec, le Club des amoureux de la motoneige veille sur quelques centaines de kilomètres de sentiers.

Un homme assis sur sa motoneige

Martin Caron, un des patrouilleurs bénévoles

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Le club de la Matane compte sept patrouilleurs qui ont suivi la formation d’agent de surveillance des sentiers, dont cinq sont vraiment actifs pour 350 km de sentiers et près de 800 membres.

Un homme habillé en motoneigiste avec un dossard orange

Le patrouilleur Bernard Ouellet

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Les patrouilleurs peuvent intercepter tous les motoneigistes et valider avec eux s’ils se conforment à la Loi sur les véhicules hors route ainsi qu’au Code de la sécurité routière qui s’applique aux motoneigistes.

Ils ont le droit d’inspecter le véhicule et de vérifier si le conducteur possède tous les permis et enregistrements nécessaires. Ils peuvent même, s’ils le jugent nécessaire, ordonner le remorquage d’une motoneige et rédiger un constat d’infraction.

Les signalements à la Sûreté du Québec sont tout de même rares. Moins d’un par semaine, estime Georges Fournier.

Enfreindre la loi peut coûter très cher. Les amendes peut varier entre 150 $ et 500 $, parfois plus.

Le sergent Luc Deschênes

Le sergent Luc Deschênes

Photo : Radio-Canada

Les sergents Buteau et Deschênes s’entendent avec les patrouilleurs du club de motoneige pour dire que le comportement des motoneigistes a beaucoup évolué au cours des dernières années.

Les infractions comme l’absence d’enregistrement, rouler sans permis ou sans les assurances requises sont beaucoup plus rares.

La motoneige sur piste est devenue, selon eux, un sport beaucoup plus familial dont les adeptes sont plus conscients des enjeux de sécurité. Il y a moins d’accidents, moins de décès sur les sentiers. On en a eu un l’an dernier et c’est un de trop. Il y a encore du travail à faire  , ajoute M. Fournier.

Deux motoneigistes sur un même véhicule qui roule sur un sentier

De plus en plus, la motoneige est un sport familial.

Photo : Radio-Canada

La piste, dans le secteur, passe principalement sur des terrains privés et comporte des écueils.

On passe où on nous autorise à passer, relève Georges Fournier. Des fois, il y a des coulées, des falaises de neige, on va passer dans des coins serrés. C’est pour ça qu’il faut suivre la vitesse indiquée. 

La sentier de motoneige de la Matanie en direction de Saint-Adelme

Destination Saint-Adelme.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

L’intensité du froid qui s’abat sur les régions du Québec ne ralentit pas l’ardeur des vrais mordus de la motoneige. Mario Lebrun et son compagnon de route sont partis vendredi de Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

Deux motoneigistes

Mario Lebrun aura parcouru avec son compagnon de voyage plusieurs centaines de kilomètres au cours du week-end malgré des conditions météorologiques difficiles.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Ils ont dormi à Matane et s’en retournent dans la Baie-des-Chaleurs. Ils comptent s’arrêter à New Richmond en fin de journée.

Il devrait, selon Mario Lebrun, y avoir plus d’opérations de sécurité et plus de patrouilleurs, notamment au Nouveau-Brunswick où on les voit moins qu’au Québec.

Une motoneige avec accolés des permis de différentes années de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Pour circuler sur les sentiers, tous les motoneigistes doivent acheter un permis auprès d'un club membre de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. L'argent récolté sert, entre autres, à l'entretien des pistes.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Lors des opérations organisées conjointement avec la Sûreté du Québec, les équipes peuvent intercepter plus de 200 véhicules. En raison du froid extrême, il y avait peu de circulation sur les sentiers, samedi.

Un policier demande à un motoneigiste de s'immobiliser.

Une dizaine d'opérations de sensibilisation à la sécurité sur les sentiers ont lieu chaque saison dans la région de Matane.

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

L’équipe estime qu’elle contrôlera environ 50 motoneigistes dans sa journée.

C’est peu, car avec l’arrivée des touristes en février ou lors de journées d’hiver ensoleillées et plus douces, les responsables de la sécurité estiment qu’il peut y avoir jusqu’à 400 motoneigistes sur les seuls sentiers de la Matanie.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Prévention et sécurité