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Les CPE francophones et des parents se mobilisent à l'Île-du-Prince-Édouard

Devant un écran, Kathleen Couture explique quels sont les salaires des travailleurs des centres de la petite enfance.

Kathleen Couture explique quels sont les salaires des travailleurs des centres de la petite enfance.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Alors que s'amorce une année électorale, les centres de la petite enfance se mobilisent à l'Île-du-Prince-Édouard pour que les difficultés qu'ils rencontrent soient au coeur de la prochaine campagne.

On veut que tout le monde dise que la petite enfance est une priorité à l'Île-du-Prince-Édouard, lance Kathleen Couture, la directrice de l’Association des centres de la petite enfance francophones de la province.

L’Association organise des rencontres publiques à l’intention des parents francophones et anglophones. L’objectif est clair : sensibiliser parents et politiciens.

Le manque de personnel et les salaires peu compétitifs sont des problèmes qui doivent être connus de tous, selon Kathleen Couture.

On essaie de dire au gouvernement : allô, on est là, on a besoin de vous, on a besoin de votre appui et on a besoin de meilleures conditions de travail pour nos éducatrices, dit Mme Couture.

Conséquences sur les enfants et les familles

Gabriel Mercier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gabriel Mercier, père de famille de Rustico Nord.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Parmi les parents ayant assisté à la rencontre, plusieurs reconnaissaient que leur famille était directement touchée par ces difficultés.

Gabriel Mercier, propriétaire d’une entreprise, s’occupe à temps plein de ses deux enfants depuis septembre en raison d’une pénurie d’éducatrices au CPE de Rustico.

Ils n’ont pas l’éducation qu’ils devraient avoir, regrette-t-il,

Cette situation a des répercussions sur la santé financière de la famille de Rustico Nord. Il a fallu fermer notre boutique au mois de septembre, on n’a pu faire aucune vente pour Noël, mentionne M. Mercier.

Jennifer Gallé, de Rustico.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jennifer Gallé, de Rustico.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Jennifer Gallé, une mère anglophone de Rustico dont le mari est Acadien, a inscrit sa fille dans le système francophone afin que la maîtrise du français se perpétue dans la famille. C’était extraordinaire pour elle, dit-elle.

Malheureusement, à l’automne, on a eu le message qu’il n’y avait pas assez de personnel pour qu’elle puisse continuer ici, explique Mme Gallé. C’était vraiment difficile pour elle.

Pression sur les politiciens

À l’Île-du-Prince-Édouard, une élection générale sera déclenchée en 2019. Ce n’est que le début de la mobilisation pour les CPE francophones. Cinq réunions sont à l’horaire à travers la province d’ici la fin du mois, et une campagne de sensibilisation est prévue jusqu’au scrutin.

La directrice de l’Association des CPE francophones, Kathleen Couture, désire que la question de la petite enfance soit bien présente dans les plateformes électorales de tous les partis.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Enfance