•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un sénateur républicain appelle à ralentir le retrait des troupes américaines de Syrie

Un homme effectue un geste du bras en direction d'un véhicule blindé arborant le drapeau américain.

Un retrait trop rapide de Syrie risquerait d'alimenter l'insécurité, craint le sénateur Graham.

Photo : Reuters / Rodi Said

Agence France-Presse

Un influent sénateur américain a appelé samedi le président Donald Trump à ralentir le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie pour s'assurer que le groupe armé État islamique (EI) soit « réellement vaincu » et éviter le « chaos ».

« J'espère que le président Trump ralentira le retrait jusqu'à ce que l'EI soit réellement vaincu », a déclaré Lindsey Graham lors d'un déplacement à Ankara, où il a été reçu vendredi par le président turc Recep Tayyip Erdogan et plusieurs de ses ministres.

« Je peux comprendre le désir de se retirer [de Syrie], mais se retirer sans avoir de plan mènera au chaos », a mis en garde l'élu de Caroline du Sud, appelant à « faire cela de manière intelligente ».

Ces déclarations surviennent quelques jours après un attentat mercredi dans la ville syrienne de Minbej, revendiqué par l'EI, qui a tué 16 personnes, dont quatre Américains. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour les forces américaines en Syrie depuis 2014.

S'il a estimé que l'EI était « pratiquement » vaincu sur le plan « territorial », M. Graham a déclaré que « plusieurs milliers de combattants de l'EI restent tapis en Syrie ». « L'objectif de détruire l'EI n'est pas encore rempli », a-t-il insisté.

Le mois dernier, Donald Trump a annoncé le retrait prochain des quelque 2000 militaires américains déployés en Syrie pour combattre les jihadistes.

Cette annonce a suscité l'inquiétude de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe appuyé par Washington, mais considéré comme « terroriste » par la Turquie qui menace de déclencher une nouvelle offensive contre ses positions.

Afin d'éviter une confrontation entre leurs partenaires kurdes et la Turquie, alliée au sein de l'OTAN, les États-Unis défendent l'idée d'une « zone de sécurité » qui permettrait de séparer la frontière turque et les positions des YPG dans le nord de la Syrie.

La Turquie considère que l'aile politique des YPG, le PYD, n'est qu'une extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe kurde menant une sanglante guérilla sur le sol turc et qualifié de « terroriste » par Ankara et Washington.

Dans un effort apparent d'apaiser Ankara, le sénateur Graham a indiqué samedi qu'il comprenait ses préoccupations au sujet des combattants kurdes en Syrie, affirmant que le PYD était « interconnecté avec le PKK », ce que le gouvernement turc n'a de cesse de répéter.

Politique américaine

International