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Recrutement de main-d’œuvre : des maires québécois satisfaits de leur séjour en France

Le reportage de Maxime Bertrand

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) dresse un bilan positif de sa mission économique en France, où une délégation de six maires a participé cette semaine au Salon du travail et de la mobilité professionnelle, à Paris.

Préoccupés par la pénurie de main-d'œuvre, les maires des municipalités de Contrecœur, Deux-Montagnes, Matane, Saint-Donat, Sainte-Julie et Drummondville avaient dans l'idée d'attirer des candidats français pour pourvoir des postes dans différents secteurs d'activités de la province, de l'industrie des transports à celle de l'aluminium.

Cette mission – une première pour l'UQM – s'est révélée à ce jour fort concluante, aux dires des membres de la délégation. Les maires et les mairesses ont déjà en main les CV de plus de 500 candidats potentiels.

Au Salon du travail et de la mobilité professionnelle, le kiosque québécois était le plus couru. Près de 1500 personnes l'ont visité. 

« Toutes les minutes, j’ai des CV qui rentrent. Les gens veulent venir au Québec », soutient Fabrice Fortin, conseiller aux politiques pour l'UMQ.

« C’est impressionnant de voir la diversification des offres. Les gens viennent nous voir, ils sont dans différents domaines », renchérit Suzanne Roy, la mairesse de Sainte-Julie.

Au Québec, plus de 100 000 postes doivent être pourvus.

« Lorsqu'on voit des entreprises hésiter à s'installer dans nos villes parce qu'elles se demandent si elles vont avoir la main-d'oeuvre [nécessaire], ça nous paraît être un enjeu important pour la croissance économique à long terme de nos régions », explique Alexandre Cusson, le président de l'Union des municipalités du Québec.

Les maires et les mairesses sont préoccupés [par la pénurie de main-d’œuvre], c'est pour ça qu'ils sont sur le terrain.

Alexandre Cusson, président de l'Union des municipalités du Québec

Le Bureau d’Immigration du Québec à Paris était aussi de la partie pour expliquer aux candidats potentiels les conditions et les démarches à suivre pour appliquer au Québec.

« Pour aller travailler au Québec, il faut absolument avoir un statut. On ne peut pas débarquer avec son CV sous le bras, arriver aux douanes et dire : "je suis là, je voudrais travailler"  », souligne Nathalie Narboni-Isal, qui est responsable du recrutement de talents à l'international pour le Bureau d’Immigration du Québec.

L'UMQ a laissé entendre qu'elle pourrait renouveler l'expérience en participant au prochain Salon du travail et de la mobilité professionnelle.

D'après le reportage de Maxime Bertrand

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