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Des Autochtones manifestent contre le racisme et les violences sexuelles à Hydro-Manitoba

Des manifestants autochtones en haut des marches à l'extérieur du palais législatif.
Une soixantaine de personnes ont manifesté vendredi devant le Palais législatif à Winnipeg. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Quatre chefs de Premières Nations ont pris la parole vendredi lors d'une manifestation devant le Palais législatif, à Winnipeg, pour dénoncer des allégations d'années de racisme et de violences sexuelles de la part des employés d'Hydro Manitoba.

Les chefs de York Factory, de Tataskweyak, du lac War et du lac Fox ont renouvelé leur demande d’ouverture d’une enquête au sein d’Hydro-Manitoba et de démission pour l'un des responsables de la société de la Couronne.

Les tensions se sont exacerbées depuis la publication, l’été dernier, d’un rapport témoignant de cas de discrimination et de harcèlement auprès de travailleurs autochtones sur le chantier de Keeyask.

« Tous les problèmes que souligne le rapport continuent à ce jour », affirme le chef Leroy Constant, de la Première Nation de York Factory.

« Il y a un grand nombre de personnes qui sont effrayées, beaucoup de femmes sont effrayées, soutient-il. Beaucoup d’hommes ont été témoins de ces choses au fil des années et des générations et ils n’ont pas encore pris la parole ».

La grogne pourrait ainsi déstabiliser le partenariat de Keeyask Hydropower avec les Premières Nations. Ces dernières sont en effet signataires d’un accord garantissant l’employabilité et la formation du personnel aux questions culturelles.

Le chef Doreen Spence de la Première Nation crie de Tataskweyak, qui siège à ce comité, affirme avoir reçu une lettre du président d’Hydro-Manitoba, Kevin Shepherd, demandant aux Premières Nations de calmer le jeu.

« Pour moi, c’est une menace. Si nous mentionnons le directeur, ou une quelconque personne en particulier, nous serons menacés de poursuites judiciaires », spécifie-t-il.

Kevin Shepherd reconnaît que de sérieux incidents sont survenus par le passé et présente ses excuses au nom de la compagnie. Il maintient cependant que le cas du chantier de Keeyask est différent.

« Les partenaires autochtones sont complètement impliqués dans ce projet. Ils ont une voix importante. Ils retirent un intérêt non négligeable de ce projet », conclut-il.

Manitoba

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