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Le SPVM déploie une cellule d’enquête réservée aux meurtres non résolus

L'écusson sur l'uniforme du Service de police de la Ville de Montréal

Les effectifs seront remaniés au SPVM.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Jérôme Labbé

Le nouveau directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Sylvain Caron, remanie ses effectifs. Une nouvelle équipe de 10 personnes sera notamment mise sur pied pour se pencher exclusivement sur les meurtres non résolus.

Ces dossiers – communément appelés « cold cases » dans le milieu policier – seront réétudiés à la lumière des progrès qui ont été faits ces dernières années, a expliqué à Gravel le matin l'inspecteur André Durocher, du Service des communications du SPVM.

« Maintenant, avec la nouvelle technologie – l'ADN, par exemple, les nouvelles techniques d'enquête –, ça nous permet, justement, d'être capables d'élucider certains crimes », a-t-il rappelé.

Car « plus les années avancent, plus les banques d'ADN sont complètes, plus il y a des échantillonnages, et ça nous permet des fois de faire ce qu'on appelle des matches », a poursuivi M. Durocher.

Sans compter que de nouveaux témoins contactent parfois les forces policières plusieurs années après le crime. « Ils appellent, ils nous donnent des indices et à ce moment-là, ça nous permet de relancer nos enquêtes et puis, peut-être, de trouver des coupables », a expliqué l'inspecteur sur les ondes d'ICI PREMIÈRE.

Selon M. Durocher, plus de 2000 meurtres ont été commis sur l'île de Montréal depuis 1980. Du lot, le quart environ n'ont jamais été résolus.

En créant une équipe réservée aux « cold cases », le SPVM prend une direction similaire à celle de la Sûreté du Québec (SQ), annoncée à la même date, l'an dernier.

Les enquêteurs des homicides, à qui incombait cette responsabilité depuis quelques années, pourront donc recommencer à se concentrer uniquement sur les enquêtes les plus chaudes.

Le directeur brasse les cartes

Ce déploiement s'inscrit dans un large remaniement des effectifs du SPVM dévoilé par La Presse jeudi matin puis confirmé par Radio-Canada.

Ce jour-là, le nouveau chef de police de Montréal, Sylvain Caron, a annoncé la nouvelle à ses 120 cadres, puis à ses 4000 policiers.

Cette restructuration, baptisée « Repositionnement stratégique opérationnel » prévoit aussi le retour d'une escouade de lutte contre les drogues et l'ajout d'effectifs à la division des agressions sexuelles. La section de lutte contre l'exploitation sexuelle sera également renforcée.

Ces changements, espère-t-on, devraient permettre au SPVM de répondre à une hausse des signalements dans la foulée du mouvement #MoiAussi (#MeToo, en anglais).

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