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Ottawa ne se laissera pas influencer par Pékin sur la technologie 5G

Justin Trudeau répond aux questions des journalistes
Le premier ministre Justin Trudeau à la sortie de la rencontre de son cabinet à Sherbrooke Photo: The Canadian Press / Paul Chiasson
Radio-Canada

Le gouvernement canadien assure qu'il ne se laissera pas influencer par les menaces de représailles de la part de la Chine lorsqu'il décidera s'il interdira ou non la participation de Huawei à l'implantation d'un réseau sans fil 5G.

Jeudi, l'ambassadeur chinois avait prévenu le Canada de « répercussions » potentielles si Ottawa prenait la décision d’interdire l'utilisation de la technologie chinoise Huawei, ce qu’ont déjà fait les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l'Australie.

Quand un pays comme la Chine commence à mêler des intérêts commerciaux avec l’emprisonnement de citoyens d’un autre pays, nous sommes rendus dans une situation où l'application de la règle de droit n’est pas au premier plan.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

« C’est une chose qui me préoccupe, et qui préoccupe bien des gens à travers le monde », a ajouté le premier ministre Justin Trudeau à sa sortie de la rencontre de son cabinet à Sherbrooke.

Sécurité nationale

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a indiqué que le gouvernement est déterminé à prendre sa décision sans contrainte. Il rappelle que des menaces similaires avaient été adressées à l'Australie.

Le Canada analyse présentement les risques à la sécurité nationale que pourrait poser une ouverture à la technologie 5G de Huawei. Le ministre Goodale n'a pu préciser à quel moment cette analyse stratégique serait terminée, mais selon une source au fait du dossier, les résultats de l'étude ne seraient pas divulgués dans un avenir rapproché.

« C'est une question de sécurité nationale », explique l'ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, qui n'a pas voulu donner de conseils à M. Goodale sur la marche à suivre.

Il assure que la décision d’Ottawa sera basée sur les rapports des agences de sécurité nationale et non pas sur ses propres conseils.

Les relations sont tendues entre le Canada et la Chine depuis l’arrestation de Meng Wanzhou, une directrice de Huawei, à la demande des États-Unis.

Avec les informations de La Presse canadienne

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