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Les parents de l’École Rose-des-Vents de retour devant les tribunaux?

L'entrée de l'école vue de l'extérieur, avec le logo de l'école, et une partie d'un bâtiment un peu désuet avec quelques arbres devant.
L'école Rose-des-Vents est surpeuplée depuis de nombreuses années. Photo: Radio-Canada / Harold Dupuis

L'Association des parents (APE) de l'École Rose-des-vents de Vancouver songe à retourner devant les tribunaux pour faire respecter un jugement de la Cour suprême du Canada. Même si un terrain a été identifié en mai dernier pour la construction d'une nouvelle école, il n'y a toujours pas de projet concret.

L’APE n'en peut plus de son école désuète qui déborde et pense à consulter les parents sur la possibilité de retourner devant les tribunaux. Son président, Eric Leblanc, veut en premier lieu un échéancier, qui avait été promis pour le mois de décembre.

Eric Leblanc en entrevue dans la salle des nouvelles.Le président de l'APE de l'École Rose-des-Vents, Éric Leblanc. Photo : Radio-Canada / Martin Diotte

« Je pense que la première annonce qu'on aurait de besoin, c'est de savoir qu’on a un bail alloué pour la construction d'une école sur le site de Heather Lands », précise M. Leblanc.

Le risque avec les solutions temporaires, comme l’installation d’annexes, c’est de perdre des enfants au profit des écoles anglophones, affirme-t-il.

Si ça ne bouge pas, il faut forcer, peut-être, le gouvernement à aller plus vite.

Eric Leblanc, président de l'APE de l'École Rose-des-Vents

Toujours en négociation

Le terrain sur le site Heather Lands a bel et bien été confirmé en mai dernier par le CSF, après des négociations avec le groupe de Premières Nations propriétaires et la Société immobilière du Canada, mais il reste des détails à finaliser.

« Le CSF doit maintenant négocier les termes financiers de la location du terrain avec les mêmes intervenants. Le CSF, tout comme les parents de Rose-des-Vents, est impatient dans ce long processus et espère pouvoir annoncer des détails quant à la nouvelle école dans les plus brefs délais », explique la porte-parole Pascale Cyr.

La province, quant à elle, indique que le lieu et la taille de l’école seront confirmés quand le site sera sécurisé.

Appui de l’École Jules-Verne

Luc Morin en gros plan, en vertical, devant un tableau.Luc Morin avait commencé à lutter pour une école de qualité pour sa fille quand elle était en maternelle. Elle est maintenant en 12e année. Photo : Luc Morin

Les membres de l’APE de l’École secondaire Jules-Verne ont donné leur appui aux parents de Rose-des-vents. Il faut dire que les deux écoles se partagent le même terrain. L’École Jules-Verne bénéficierait donc de plus d’espace si les élèves du primaire déménageaient ailleurs.

D’ailleurs, l’École Jules-Verne déborde également, et les parents veulent aussi plus d’espace, comme Luc Morin, dont la fille est maintenant en 12e année.

Il était président de l'APE de Rose-des-Vents quand sa fille était en maternelle, au tout début du processus judiciaire.

Tout ce qu'on a vu avec Rose-des-Vents, on le voit arriver avec Jules-Verne.

Luc Morin, père d'une fille de 12e année de l'École Jules-Verne

Il a déposé une motion auprès de l’APE de Jules-Verne pour la création d’un comité judiciaire. Ces parents, forts de leur expérience avec la cause Rose-des-Vents, pourraient aussi entamer un long parcours juridique pour faire respecter leurs droits.

Dans les deux cas, les APE auraient recours au programme de contestation judiciaire qui vient de renaître de ses cendres.

Colombie-Britannique et Yukon

Procès et poursuites