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Michel Cadotte a avoué à une infirmière qu'il venait d'étouffer sa femme

Michel Cadotte à sa sortie du palais de justice le 7 janvier 2019

Michel Cadotte est accusé d'avoir tué sa conjointe, Jocelyne Lizotte, qui souffrait de la maladie d'Alzheimer.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

Michel Cadotte, un Montréalais accusé du meurtre de sa femme atteinte de la maladie d'Alzheimer, a lui-même annoncé à une infirmière du CHSLD qu'il venait de l'étouffer avec un oreiller.

Au procès pour meurtre au deuxième degré de M. Cadotte, vendredi, Linda Desgagné a déclaré que l'accusé avait demandé à lui parler seul à seule, le 20 février 2017, après avoir informé d'autres membres du personnel que Jocelyne Lizotte, son épouse depuis 19 ans, était morte dans sa chambre.

Mme Desgagné a témoigné que c'est à ce moment-là que M. Cadotte, en larmes, lui a avoué qu'il ne pouvait plus composer avec la maladie d'Alzheimer à un stade avancé dont souffrait sa femme, et qu'il l'avait étouffée avec un oreiller.

L'infirmière, qui a plus de 30 ans de métier, avait assisté un an auparavant à une réunion convoquée par M. Cadotte au cours de laquelle il avait demandé si sa femme avait droit à l'aide médicale à mourir.

Selon Mme Desgagné, on lui avait alors appris que son épouse ne répondait pas aux critères qui s'appliquent à cette procédure médicale. M. Cadotte n'a pas réagi fortement, s'est rappelée l'infirmière, mais il a indiqué qu'il demanderait un avis juridique.

Jocelyne Lizotte, âgée de 60 ans, était au stade avancé de la maladie neurodégénérative et était totalement incapable de s'occuper d'elle-même, a-t-on appris plus tôt cette semaine au procès. Mme Lizotte avait reçu un diagnostic de démence précoce à l'âge de 49 ans et, au moment de sa mort, elle vivait dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

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