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Le gouvernement de Doug Ford à l’écoute des Franco-Ontariens?

Un homme devant un micro. Une femme en arrière plan
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, et la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney. Photo: La Presse canadienne / Chris Young
Eve Caron

Après un automne mouvementé, l'heure est aux discussions entre le gouvernement de Doug Ford et la communauté franco-ontarienne. Les événements de l'automne dernier ont-ils sensibilisé le gouvernement au fait français?

1 - Une nouvelle conseillère non élue

Le gouvernement semble vouloir mettre en avant sa nouvelle conseillère en matière de francophonie, Marilissa Gosselin.

Depuis le début de janvier, elle accorde des entrevues. Mais au bout du compte, elle n’est pas élue. Elle n’a donc pas le pouvoir de prendre des décisions.

Elle peut se faire la porte-parole du gouvernement Ford, mais ça reste fondamental que la communauté francophone soit en mesure aussi de discuter avec les élus directement, souligne Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal de Kingston.

Dans sa première entrevue à Radio-Canada, Mme Gosselin disait qu’elle parle le français et le politique. Ça me donne la possibilité [d’être à l’écoute de] ce qui se passe dans la communauté francophone et d’apporter ces inquiétudes-là au bureau du premier ministre.

Marilissa Gosselin occupe un poste-clé dans les relations entre les francophones et le gouvernement de Doug Ford.


2 - À la rencontre de la communauté

À en croire les réseaux sociaux, les membres du Conseil des ministres de Doug Ford multiplient les rencontres avec des intervenants de diverses communautés, dont les Franco-Ontariens.

La présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français, Dyane Adam, déclarait cette semaine à Radio-Canada qu’elle était régulièrement en communication avec le gouvernement de Doug Ford et qu’elle comptait continuer dans cette voie, malgré le fait qu’une réunion en personne avec la ministre Caroline Mulroney et/ou la ministre des Collèges et Universités, Merilee Fullerton, n’avait toujours pas eu lieu.

Je n’ai jamais senti qu’il y avait des portes closes à double tour, à double verrou partout, disait-elle.

Sans être plus à l'écoute, je pense que le gouvernement est plus au fait que cette communauté-là existe et qu'elle a un pouvoir de mobilisation assez important, croit Stéphanie Chouinard.


3 - Des réponses qui se font attendre

Alors que les travaux sont en pause à Queen’s Park, il est difficile d’obtenir le point de vue des ministres sur certains sujets.

Par exemple, une demande d’entrevue auprès des ministres de la Santé (Christine Elliott) et des Affaires francophones (Caroline Mulroney) concernant l’avenir des réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) et des entités de planification de soins de santé en français est demeurée sans réponse jeudi, même si celles-ci étaient conviées à une rencontre du Cabinet à quelques pas de Queen’s Park.

La ministre Mulroney faisait pourtant une tournée des médias (à titre de procureure générale) pour parler de la vente au détail de la marijuana en Ontario.


Au-delà des dossiers qui ont fait les manchettes dans les dernières semaines, il y en a plusieurs, comme celui de la refonte de la Loi sur les services en français et d’autres enjeux en éducation et en santé, qui sont toujours bien en vie à Queen’s Park.

Le gouvernement devra tôt ou tard prendre position, et ce, alors que les attentes sont nombreuses dans la communauté franco-ontarienne.

Windsor

Politique provinciale