•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’accessibilité du cinéma québécois en région

Une scène de tournage sur le bord de la mer

Tournage du film Kuessipan, de la réalisatrice Myriam Verreault.

Photo : Myriam Verreault

Laurence Royer

Le 31e festival du film international de Baie-Comeau bat son plein. C'est un événement qui permet aux cinéphiles de voir des films qui, autrement, sont difficilement diffusés dans les cinémas régionaux.

Le comédien Pierre-Luc Brillant est le président d’honneur de l’événement. Pour lui, les festivals de films comme Cinoche permettent de démocratiser le cinéma dans les régions du Québec.

Les gens à l’extérieur des grands centres ont très peu de chances de voir le cinéma québécois sur grand écran ou le cinéma de répertoire tout court. […] J’ai vu la programmation de Cinoche et c’est assez exceptionnel. Il n’a rien à envier aux autres festivals.

Heureusement, dit-il, le cinéma québécois au grand écran est de plus en plus accessible dans les régions. Quand j’ai commencé [dans ce domaine] il y a 28 ans, il n’y avait pas grand-chose, à part le Festival de films du monde à Montréal et le Carrousel international du film de Rimouski.

Le comédien en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pierre-Luc Brillant joue le rôle de Steve dans le film La disparition des lucioles.

Photo : Radio-Canada

Produire des films en région

Il faut toutefois poursuivre les efforts, selon Pierre-Luc Brillant. Le comédien croit que pour susciter davantage l’intérêt du public des régions pour le cinéma québécois, il faut notamment décentraliser la production pour qu’un plus grand nombre de films soient tournés à l’extérieur de Montréal.

Par contre, produire des films en région n’est pas une mince affaire, admet-il. La majorité des techniciens et des acteurs habitent à Montréal, rappelle Pierre-Luc Brillant.

Il faut payer les hôtels pour tout le monde, il faut payer les repas pour tout le monde.

Pierre-Luc Brillant, comédien

Or, les budgets accordés aux productions ne tiennent pas compte de l’endroit où le film sera tourné. Il faut que ça change, affirme le porte-parole de Cinoche pour cette année. Il serait peut-être temps de penser à majorer les budgets en fonction du fait que les tournages ont lieu à l’extérieur de Montréal. Il y aurait beaucoup plus de films tournés à l’extérieur de Montréal.

Il observe que le cinéma québécois tend malgré tout à sortir de la métropole. De plus en plus de films sont produits en région. Je pense que le cinéma tend à se "démontréaliser", si on peut utiliser cette expression. Ce qui est fantastique.

La disparition des lucioles

À Baie-Comeau, Pierre-Luc Brillant présentera le film La disparition des lucioles, dans lequel il a joué. Il a l’intention d’échanger avec le public et de mesurer le pouls des différentes réalités culturelles des différentes régions.

Il croit d’ailleurs que La disparition des lucioles pourrait susciter des discussions intéressantes puisque le film représente une réalité qui n’est pas inconnue des résidents de Baie-Comeau. L’histoire prend place dans une ville industrielle.

Avec les informations de Nadia Ross

Côte-Nord

Cinéma