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Les prix restent élevés à Churchill malgré le retour du train

Une locomotive, vue de face, sur les rails enneigés. Sur le côté, un passant prend une photo du train.
Le premier train de passagers de VIA Rail est arrivé en gare de Churchill le 4 décembre 2018, après un an et demi d'interruption du service ferroviaire. Photo: Gracieuseté Mike Spence, maire de Churchill

Après 18 mois d'interruption de service, le train est de retour depuis la fin de l'année dernière dans la ville du nord du Manitoba, mais les habitants se plaignent du coût de la vie qui demeure élevé.

Pour le maire, Mike Spence, les prix de l’essence et des produits alimentaires restent supérieurs à ceux pratiqués avant l’interruption de service, intervenue à la suite des inondations du printemps 2017 qui ont endommagé la voie de chemin de fer desservant Churchill.

Les prix ne sont pas redescendus. Nous sommes mécontents.

Mike Spence, maire de Churchill

Durant la période où les seuls échanges avec Churchill avaient lieu par avion ou par bateau, le prix du carburant avait atteint 2,54 $ par litre. Bien que le coût de l’essence ait baissé depuis, le prix reste élevé, à 2,11 $ par litre, selon Mike Spence.

« Il faut rectifier cela », soutient le maire, qui rappelle qu’avant l’interruption du service ferroviaire le prix était plutôt de 1,80 $ par litre.

Selon le maire, le prix reste élevé parce que le carburant disponible en ce moment a été acheté à l’automne, avant le retour des trains.

Chantale Ouimet, une résidente de Churchill, ne s’attendait pas à une baisse des prix immédiate « parce que l’essence a été achetée par bateau cet été ».

« J’imagine, dit-elle, qu’il va falloir qu’ils écoulent leur stock avant de pouvoir faire descendre les prix. »

Selon elle, les prix des denrées non périssables pourraient connaître le même sort. Toutefois, elle considère que la répercussion d’une baisse des prix sur les produits frais, acheminés toutes les semaines, devrait être immédiate.

Juliette Lee, une autre résidente de Churchill, observe que le prix d’une boîte de lait évaporé est passé de 2,89 $ à 2,29 $, soit une économie de 60 cents depuis le retour des trains dans la ville. De leur côté, le prix du beurre et de la margarine a baissé de 2 $, tandis que le gallon de lait coûte maintenant 5 $.

On a tout en magasin, mais les prix sont élevés. J’espère que ça va changer.

Juliette Lee, résidente de Churchill

L’existence d’une seule épicerie complique la situation, selon Juliette Lee. « Nous sommes obligés d’aller dans ce magasin-là », constate-t-elle. Mais, elle observe qu’avec le retour du train « il y a des familles qui vont magasiner à Thompson où les prix sont moins élevés ».

Le maire Mike Spence dit aussi que la Ville travaille avec la Chambre de commerce locale pour parvenir à une baisse des prix.

À la suite des intempéries de mai 2017, l’accès ferroviaire avait été interrompu pendant un an et demi. Il a fallu attendre le rachat de la ligne de chemin de fer et du port de Churchill par un partenariat public-privé, à la fin du mois d’août 2018, pour que des travaux de réparation soient entrepris.

Le premier train de marchandises a été accueilli de nouveau à Churchill le 31 octobre 2018. Il a fallu attendre le début du mois de décembre pour que le premier train de passagers revienne dans la ville manitobaine.

Le maire prévoit que la saison touristique sera bonne en 2019 pour sa ville et appelle au retour des personnes qui avaient quitté l’endroit durant les moments difficiles.

Avec des informations de CBC et d’Abdoulaye Cissoko

Manitoba

Commerce