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Le F.-A.-Gauthier dans la mire de l'UPAC en 2014

Le traversier F.-A. Gauthier, au quai de Matane.
Le traversier F.-A. Gauthier au quai de Matane Photo: Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Michel-Félix Tremblay

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) s'est intéressée aux contrats reliés à la construction du traversier F.-A.-Gauthier, au chantier naval italien Fincantieri.

Le PDG par intérim de la Société des traversiers du Québec (STQ), François Bertrand, a confirmé avoir rencontré des enquêteurs de l'UPAC en compagnie d'un autre dirigeant de la société qu'on ne peut identifier.

Cette rencontre a eu lieu en 2014. Au même moment, le F.-A.-Gauthier était en construction dans un chantier de l'entreprise Fincantieri, près de Naples, en Italie.

C'est justement ce qui intéressait les enquêteurs.

Ils voulaient avoir de l'information sur les relations contractuelles qu'on avait avec le chantier Fincantieri

François Bertrand, PDG par intérim, Société des traversiers du Québec

Lors de la rencontre, M. Bertrand était vice-président exploitation de la flotte. Il a été nommé PDG par intérim en mars 2017.

Le président-directeur général par intérim de la Société des traversiers du Québec, François Bertrand.Le président-directeur général par intérim de la Société des traversiers du Québec, François Bertrand. Photo : Radio-Canada

L'UPAC a demandé des documents

Les enquêteurs sont aussi repartis avec des documents reliés à la construction du F.-A.-Gauthier.

Oui, ils nous ont demandé des documents. On a été très collaboratifs, comme on l'a été avec le Vérificateur général du Québec, évidemment. C'est une autorité qui a le droit de venir enquêter.

François Bertrand, PDG par intérim, Société des traversiers du Québec

En 2012, le chantier Fincantieri a obtenu l'appel d'offres pour la construction du nouveau navire qui fait la traversée entre Matane et la Côte-Nord, au coût de 148 millions de dollars.

Le chantier Davie, à Lévis, avait soumissionné, mais sa proposition avait été jugée non conforme, a récemment affirmé François Bertrand.

Le chantier STX à Roma en Finlande avait aussi déposé une soumission supérieure de 6 millions de dollars par rapport à celle de Ficantieri. Celle du chantier de Saint-Nazaire, en France, était de 160 millions de dollars.

Le PDG dit avoir été surpris de la visite des enquêteurs l'UPAC. Il affirme que le chantier italien n'aurait facturé qu'un seul ajout au contrat initial.

48 000 $ pour un fumoir, c'est le seul extra et c'était à ma demande.

François Bertrand, PDG par intérim, Société des traversiers du Québec

Enquête encore en cours?

Enquêteur de l'UPACLes enquêteurs de l'UPAC interviennent à Québec. Photo : Radio-Canada

Impossible de dire si l'enquête est allée plus loin. Comme à son habitude, l'UPAC ne commente jamais les dossiers.

Par contre, selon François Bertrand, le fait qu'il n'a été convoqué qu'une seule fois laisse entendre que l'UPAC n'a rien trouvé de litigieux.

Ils ne nous ont pas appelés, [on n'a] pas eu de retour. On a fourni la documentation, ça a été final.

Concernant la nature précise de ce que recherchaient les enquêteurs, François Bertrand n'a pas voulu s'avancer.

L'entreprise Fincantieri n'a pas répondu à nos messages pour commenter la nouvelle.

Vu de loin, le navire avance sur l'eau glacée.Le traversier F.-A.-Gauthier est arrivé à Lévis avec deux heures de retard lundi. Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le F.-A.-Gauthier est en cale sèche au chantier Davie jusqu'à la fin du mois en raison de problèmes de propulseurs.

La Société des traversiers a dû acheter un autre navire pour assurer la liaison entre Matane, Baie-Comeau et Godbout.

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