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Des dirigeants d'églises chrétiennes réagissent au mouvement #ChurchToo

Des gens assis à une table parlent et mangent.
Une cinquantaine de responsables religieux de l'Ontario et du Québec participent à la rencontre. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Colin Côté-Paulette

Les dirigeants d'une dizaine d'églises chrétiennes de l'Ontario et du Québec sont rassemblés pour deux jours à Kitchener, en Ontario, afin de suivre des ateliers sur la prévention des inconduites et abus sexuels. L'activité se veut une réponse au mot-clic #ChurchToo, la version du mouvement #moiaussi qui vise les églises.

Ils sont 55 responsables religieux réunis dans une salle de conférence du siège social de l'Église mennonite de l'Est du Canada.

Au cours de multiples ateliers, ils apprennent à mettre en place des procédures pour des situations lors desquelles des membres de leur clergé sont témoins d'inconduites ou d'agressions sexuelles, par exemple.

Une pancarte sur laquelle on peut lire "Restorative Justice" est placée à l'entrée de la salle. L'entrée de l'atelier au siège social de l'Église mennonite de l'Est du Canada. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Jusqu'à maintenant, c'est très utile. Ce matin, on a parlé de prévention, indique Marc Potvin, associé au développement pastoral pour les Canadiens baptistes de l'Ontario et du Québec.

L'homme gère des centaines de pasteurs au sein de la communauté baptiste.

L'idée, c'est de donner une voix aux victimes et d'entourer notre clergé pour qu'il sache quelles sont les limites et ce qui constitue un abus de pouvoir, résume M. Potvin, au sujet de l'activité.

On oublie parfois, en tant que pasteur, que oui on est égal à nos paroissiens, mais en même temps on a du pouvoir sur eux.

Marc Potvin, Canadiens baptistes de l'Ontario et du Québec

Les dirigeants religieux apprendront aussi comment mieux enquêter sur des allégations au sein de leur communauté.

Notre travail est de préparer des communautés religieuses à répondre aux enjeux de violence sexuelle et familiale, explique la révérende Marie Forture, qui donne les ateliers.

Une femme d'un certain âge parle au micro d'un journaliste.Marie Fortune donne des formations depuis les années 1980. Photo : Radio-Canada

Elle travaille pour l'organisation américaine FaithTrust Institute. Elle voyage pour aider les organisations religieuses à prévenir la violence familiale et sexuelle depuis les années 1980.

Aucune communauté religieuse n'était prête à faire face à ces enjeux auparavant et c'était un énorme problème, soutient Mme Fortune.

La dame, qui n'est pas à son premier atelier au Canada, constate néanmoins qu'elle a vu une amélioration dans la gestion des inconduites et des agressions sexuelles dans les églises du pays.

Toronto

Croyances et religions