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Un Canadien soupçonné d'avoir collaboré à l'attaque contre un hôtel de Nairobi

Des sauveteurs et des journalistes évacuent un homme blessé des lieux où des explosions et des coups de feu ont été entendus à l'hôtel Dusit, à Nairobi.
Des sauveteurs et des journalistes évacuent un homme blessé des lieux où des explosions et des coups de feu ont été entendus à l'hôtel Dusit, à Nairobi. Photo: Reuters / Njeri Mwangi
Associated Press

Un Canadien est soupçonné d'avoir aidé à perpétrer l'attaque terroriste qui a fait 21 morts cette semaine à Nairobi, au Kenya.

Guleid Abdihakim et quatre autres suspects ont comparu devant un tribunal de Nairobi vendredi. On les soupçonne d'avoir aidé les hommes armés qui ont attaqué un complexe hôtelier dans un quartier huppé de la capitale.

Un juge a ordonné la détention des cinq hommes pendant 30 jours, tandis que l'enquête se poursuit.

L'attentat a été revendiqué par le groupe islamiste somalien Al-Shabab, qui est associé à Al-Qaïda. Un kamikaze s'est donné la mort lors de l'assaut et quatre autres djihadistes ont été abattus par les forces de l'ordre.

Complices

Un homme armé est photographié pendant que lui et d'autres personnes pénètrent dans un hôtel et des bureaux à Nairobi.Un homme armé est photographié pendant que lui et d'autres personnes pénètrent dans un hôtel et des bureaux à Nairobi. Photo : Reuters / Reuters TV

Les procureurs soupçonnent les complices présumés, dont deux chauffeurs de taxi et un employé d'une firme de transfert d'argent, d'avoir « aidé » les assaillants qui ont attaqué le complexe hôtelier mardi après-midi, selon un document judiciaire.

Les procureurs cherchent d'autres suspects, au Kenya et à l'étranger.

Les quatre autres suspects ont été identifiés comme étant Joël Nganga Wainaina, Oliver Kanyango Muthee, Gladys Kaari Justus et Osman Ibrahim.

Le procureur général du Kenya, Noordin Haji, a indiqué par voie de communiqué qu'il existe « une cause probable pour poursuivre l'enquête concernant tous les suspects ».

Onze personnes ont jusqu'à présent été arrêtées dans le cadre de cette enquête.

Ottawa collabore avec les autorités kényanes

« Nous sommes au courant de rapports selon lesquels un citoyen canadien aurait été arrêté au Kenya. Les agents consulaires sont en contact avec les autorités kényanes pour recueillir des informations supplémentaires. Les services consulaires sont fournis à la famille de l'individu. En raison des dispositions de la Loi sur la protection des renseignements personnels, aucune autre information ne peut être divulguée », affirme Affaires mondiales Canada.

Le fils d'un officier impliqué

La police kényane avait précédemment annoncé qu'un officier de l'armée était le père d'un des assaillants. Des documents judiciaires mentionnent Ali Salim Gichunge et Violet Kemunto Omwoyo au nombre des djihadistes.

« Les assaillants communiquaient constamment à partir de plusieurs numéros de téléphone somaliens », ont dit les procureurs.

Le père de Gichunge, qui n'aurait joué aucun rôle dans l'attentat, sera interrogé pour savoir quand il a vu son fils pour la dernière fois et au sujet d'autres détails, a indiqué sous le couvert de l'anonymat un responsable de la police.

L'attaque a fait 21 victimes, dont un policier.

L'attentat a été condamné vendredi à Eastleigh, un quartier de Nairobi où habitent de nombreux Somaliens et qui est fréquemment la cible d'opérations policières visant des cellules terroristes.

Des commerçants ont temporairement fermé leurs portes pour dénoncer l'extrémisme et des foules se sont massées.

Le groupe Al-Shabab avait également attaqué en 2013 le Westgate Mall de Nairobi, faisant 67 morts, puis en 2015 l'université de Garissa, faisant 147 victimes.

Des frappes aériennes américaines et une force multinationale de l'Union africaine ont fait mal à Al-Shabab, mais le groupe demeure capable de lancer des attaques spectaculaires en représailles contre la présence militaire kényane en Somalie.

Des soldats se cachent derrière un camion.Des soldats se protègent des tirs des terroristes sur le complexe hôtelier DusitD2, à Nairobi. Photo : AFP/Getty Images / RAPHAEL AMBASU

Les djihadistes qui ont attaqué le complexe hôtelier ont lancé des grenades et ouvert le feu avec des armes automatiques.

Les forces de sécurité se sont précipitées sur place et des images captées par des caméras de surveillance montrent un kamikaze qui se donne la mort.

Un employé de l'hôtel qui est passé tout près du kamikaze a raconté à la télévision locale l'avoir entendu parler au téléphone.

« Où êtes-vous? », aurait demandé le kamikaze à quelques reprises, probablement à ses complices.

Quelques secondes plus tard, le kamikaze a été enveloppé par un nuage de lumière et de fumée.

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