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Un appel de détresse tous les quatre jours sur le pont High Level d'Edmonton

Une sculpture blanche s'accroche à la barrière anti-suicide du pont High Level, à Edmonton.

À peine un mois après l'installation, en 2016, de la barrière pour prévenir les suicides, des sculptures de taille humaine semblant tenter de la franchir faisaient leur apparition, ce qui a semé la consternation chez les passants et les élus.

Photo : La Presse canadienne / Rob Drinkwater

Radio-Canada

Malgré l'installation d'une clôture de sécurité au coût de 3 millions de dollars en 2016, la police de la capitale reçoit toujours près de 100 appels par année au sujet de personnes qui tentent de sauter en bas du pont High Level pour s'enlever la vie.

Les 96 appels de détresse reçus l'année dernière mobilisent énormément de ressources policières, a indiqué la commission de police jeudi. Cela représente tout de même une amélioration par rapport à l'année précédente, durant laquelle il y avait eu 114 appels aux autorités, soit près d'un appel tous les trois jours, en moyenne.

Pourtant, la barrière installée il y a trois ans devait permettre de réduire de moitié les tentatives de suicide du haut du pont. En 2016, la police a reçu 104 appels de détresse.

« J'espérais un meilleur résultat, a admis le conseiller municipal Scott McKeen, qui siège à la commission. Je regrette d'avoir voté pour la clôture la moins chère en 2014. »

Le conseiller municipal aimerait pouvoir revenir sur sa décision et revoir l'option à 7,5 millions de dollars qui avait été soumise aux élus à l'époque. Cette dernière clôture représentait la meilleure option en matière de prévention des suicides, se souvient Scott McKeen.

« [Notre choix] a sans doute sauvé des vies, maintient l'élu. Mais [il] n'a pas résolu notre problème, ou à tout le moins, ne l'a pas résolu de manière satisfaisante. »

La police maintient que la moyenne d'un appel tous les quatre jours reçus en 2018 avait occupé beaucoup d'effectifs.

La plupart des personnes appréhendées sur le pont à la suite d'un appel de détresse le sont en vertu de la Loi sur la santé mentale, qui prévoit que les policiers doivent accompagner la personne jusqu'à ce qu'elle soit prise en charge à l'hôpital.

De plus, la barrière elle-même n'aide pas les policiers à sauver des vies et à gagner du temps lorsqu'elle intervient sur le pont. Pour atteindre les gens qui franchissent la barrière et se penchent au-dessus de la rivière Saskatchewan Nord, les agents doivent d'abord s'attacher avec un harnais.

En plus des 104 appels de détresse reçus en 2016, la police a dû intervenir à quelque 970 reprises sur le pont High Level, pour des collisions, du vandalisme et d'autres méfaits.

Ces opérations ont un coût, maintient le rapport de la commission de police : la facture s'élève à 4 millions de dollars.

La Ville explorera d'autres manières de prévenir les suicides sur le pont.

Deux comités doivent se pencher sur la question en juin.

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