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Transports Canada a de la difficulté à acheter une coque d'autobus pour faire des tests

Les premiers répondants ont été en mesure de secourir des gens qui étaient pris au deuxième niveau de l'autobus.
L'autobus impliqué dans l'accident qui a fait 3 morts et 23 blessés, vendredi dernier, à la station Westboro, est le même modèle que celui qui a été impliqué en 2013 dans une collision avec un train de VIA Rail. Photo: @karinawieser/Twitter
Radio-Canada

Les essais de collision qui pourraient rendre les autobus de transport en commun plus sûrs et plus résistants en cas d'accident ont été bloqués parce que Transports Canada n'a pas été en mesure d'acheter une coque d'autobus pour les essais.

Après l'accident entre un train de VIA Rail et un autobus de la Ville d'Ottawa en 2013, l'enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a mis en évidence l'absence de normes pour les autobus urbains et a recommandé que Transports Canada en établisse. L’autobus de 2013 était le même modèle, du même fabricant que celui de l'accident de vendredi dernier à la gare de Westboro.

Transports Canada définit des normes pour les voitures, les fourgonnettes et les VUS, qui déterminent leur comportement en cas d'impact frontal, d'impact latéral et de capotage. Il y a aussi des règles pour les autobus scolaires, mais les autobus urbains sont exemptés.

Selon Transports Canada, une coque d'autobus ou « banc d'essai » est une réplique grandeur nature qui « reproduit les éléments structuraux d'un autobus et est destinée à la recherche, aux essais et à l'évaluation de la protection des occupants ».

Le ministère a régulièrement fait le point sur ses progrès en réponse à la recommandation du BST et a déclaré qu'il ne pouvait pas acquérir l'enveloppe dont il aurait besoin pour commencer à tester les autobus.

Le programme d'essai de résistance aux chocs dépend de l'acquisition d'une coque d'autobus, en tout ou en partie. Transports Canada a beaucoup cherché à acquérir une telle coque, mais n'a pas encore réussi, écrivait-il en février 2017, 14 mois après la recommandation du BST.

Plus dur qu'il n'y paraît

Transports Canada avait un plan triennal pour acquérir la coque, effectuer des essais et rédiger des recommandations, mais il ne pouvait pas amorcer ce processus avant d'avoir acquis la coque, un problème qui persiste toujours.

En janvier 2018, le ministère a dit qu'il envisageait de travailler avec l'industrie sur ce problème parce qu'il n’en trouvait toujours pas.

Sau Sau Liu, porte-parole de Transports Canada, a expliqué que l'achat de l'équipement est plus complexe qu'il n'y paraît.

C’est complexe, la coque doit être fabriquée sur mesure, la conception nécessite une participation importante des constructeurs. Son acquisition nécessite une analyse approfondie, compte tenu de la complexité de la conception et de la nécessité de trouver des soumissionnaires qualifiés et disponibles dans le cadre d'un processus concurrentiel, a-t-elle déclaré dans un courriel à CBC/Radio-Canada.

Elle a ajouté qu'ils travaillaient avec les Services publics et de l'Approvisionnement pour lancer un appel d'offres bientôt, mais qu'ils n'ont pas fourni de date précise.

Les autobus sont généralement sûrs

Jamie Catania est président de 30 Forensic Engineering, une firme qui effectue des reconstitutions d’accidents.

Il a mentionné que les autobus sont généralement un moyen de transport sécuritaire. Il a dit qu'une coque comme celle que recherche le ministère permet d'effectuer des tests tout en minimisant les coûts.

Il a ajouté que la période de temps qui s’est écoulé depuis l’accident en 2013, sans faire l’achat d’une coque d’autobus, pourrait être due au fait que les autobus sont généralement plus sécuritaires et que ce n'est peut-être pas une priorité pour Transports Canada.

Jusqu'à il y a quelques années, les accidents impliquant des autobus n'étaient pas si fréquents, mais il y a peut-être un changement de mentalité aujourd’hui, a conclu M. Catania.

Avec les informations Ryan Tumilty

Accident de la route

Justice et faits divers