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Inquiète pour sa sécurité, Major Drilling s’est retirée du Burkina Faso

Un ouvrier au travail sur une foreuse en Afrique
Major Drilling International effectue des forages de prospection minière sur les cinq continents (archives). Photo: Radio-Canada
Pierre-Philippe LeBlanc

L'entreprise néo-brunswickoise Major Drilling International a récemment cessé ses activités au Burkina Faso pour des raisons de sécurité. C'est dans ce pays d'Afrique de l'Ouest que Kirk Woodman, originaire d'Halifax, a été tué cette semaine. Il travaillait pour une autre entreprise minière canadienne.

Major Drilling International effectue des travaux de forage miniers dans le monde entier, y compris en Afrique. La question de la sécurité a grandement influé sur sa décision de cesser ses activités au Burkina Faso, en décembre dernier.

Oui, totalement. Ça fait depuis les deux dernières années qu’il y a eu des attentats dans le pays. Ça nous rendait un peu plus nerveux. Et plus ça va, pires que les choses deviennent. Ç’a certainement influencé notre décision, explique Denis Larocque, président et chef de la direction de Major Drilling International.

Un incident en particulier a ébranlé l’entreprise quand elle était encore active dans ce pays.

Deux ans passés, il y a eu une tentative de coup d’État. On avait des employés qui vivaient à Ouagadougou, la capitale. Ils s’étaient réfugiés. Il n’y avait aucun risque direct pour eux, mais ça nous avait donné un peu d’inquiétude, indique M. Larocque.

Denis Larocque en entrevueQuand la situation devient trop instable dans un pays, Major Drilling prend la décision de partir, explique son président et chef de la direction, Denis Larocque. Photo : Radio-Canada

La sécurité des employés est primordiale pour Major Drilling, assure le président et chef de la direction.

Premièrement, on prend à coeur la sécurité de nos employés. On fait affaire avec une firme qui se spécialise dans la sécurité. On reçoit un rapport deux fois par jour de toutes les places où on opère, nous disant s’il y a des événements qui peuvent influencer, qui peuvent avoir des risques. Ça nous permet de réagir immédiatement, de prendre des précautions, souligne Denis Larocque.

Ce n’était pas la première fois que Major Drilling quittait un pays pour des raisons de sécurité, ajoute-t-il. On était en République du Congo quelques années passées. On est parti quand il y a eu des soulèvements.

Quand la situation devient un peu trop instable, habituellement c’est là qu’on prend la décision de partir, conclut Denis Larocque.

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